La deuxième journée du Salon commence, comme annoncé, avec un temps de saison, un peu gris et moite, mais sans pluie. C’est quand même bien plus agréable pour tout le monde que l’alerte aux orages du premier matin, même si les négociations sérieuses ne se passent dehors que quand on veut vraiment être sûr d’être loin de la majorité des micros et espions, si les aéronefs modernes sont en principe construits pour résister aux pires vents contemporains et à toutes sortes de pluies hostiles et grêles ennemies, enfin si les organisateurs et exposants ont prévu des parapluies et des bâches à voiturettes pour les VIP, et des imperméables pour les aéronefs vedettes.
Mais, si on n’a rien à lire, on risque de s’ennuyer un peu, comme en avion.
Si n’a pas de batterie de secours pour les appareils électroniques, on risque de s’ennuyer un peu, comme en réunion de service ou à un repas officiel.
Si on n’a pas avec soi un bon p(il)ote expert en vannes d’ingénieurs pour mettre de l’ambiance …
… un vieux de la vieille de l’aviation du temps des hommes, des vrais, avec un talent de conteur genre Saint Ex ou Mermoz, pour raconter ces histoires de pionniers dont on ne se lasse pas …

… ou un aviateur passionnée de GreeTech et/ou esthète de l’humour noir …

… force est de reconnaître qu’autant l’armada chinoise émouvait les plus blasés tandis que Solar Impulse créait une vraie émotion en 2011 sur le tarmac qui a vu Lindbergh atterrir le 21 mai 1927 et tant d’autres seigneurs du ciel d’hier s’envoler, autant il faut être un nouveau député très bon public pour se pâmer devant une maquette d’avion de papier, un morceau de moteur du futur ou un bout de cabine de l’A350 qui viendra peut-être voler en fin de Salon, un blogueur très provincial pour s’extasier d’une signature de contrat de performance pour le pôle Aerospace Valley en présence d’un membre du gouvernement provisoire et des présidents permanents des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, un abonné historique d’Air & Cosmos et l’Usine Nouvelle pour visiter les deux tiers des stands, ou un ministre assez dépressif pour se réjouir que, ni le Salon, ni trop de sous-traitants n’aient encore délocalisé à Dubai, Tianjin ou Hambourg, et sourire aux histoires de drônes pas très drôles.

Heureusement, si on a un iTruc ou assimilé, on peut tuer le temps en jetant un oeil à l’appli 2013.
Ou au plan pour vérifier s’il y a du nouveau côté intendance, comme disait Mongénéral (dont c’est l’anniversaire de l’appel).

Et si on préfère les crowbars, il y a plein de statistiques dans tous les médias parisiens en ligne.

Enfin, si on aime les photos d’officiels, on peut jeter un oeil au diaporama de la visite de Moscovici (décidément en petite forme ces jours-ci, son blog est aussi mièvre que la vraie-fausse lettre de Lagarde à Sarkozy, à croire que Bercy rend sentimental), qui a vu des grands patrons, des avions, des fonctionnaires, des militaires, des lobbyistes, des entrepreneurs et des journalistes, business as usual, c’est pareil qu’à Vinexpo moins les avions, qu’à Planète PME avec du meilleur vin sur les stands régionaux, ou à Futur en Seine, sauf que chez Cap Digital les patrons ont les cheveux moins blancs qu’au Gifas et les costards moins gris qu’au Bourget.
Sinon, en attendant les démonstrations en vol les plus excitantes, on peut suivre le G8 sur Twitter, Planète PME sur Dailymotion, Vinexpo en flux RSS ou les étincelles autour de l’exception culturelle à la française sur linkedin, mais franchement, tout ça est très prévisible, et à peine plus excitant que les annonces de pré-confirmation de lettres d’intention par des compagnies inconnues pour des Airbus ou des Boeing. Dommage qu’il n’y ait pas Bérénice Bejo comme à Bruxelles ou Cannes.

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Le 1er vol de l’A350 XWB le 14 juin 2013
Renaud Favier – 18 juin 2013 – Facebook Compétitivité – Groupe LinkedIn - English













































Et puis son côté patron humain normal de "PME de terrain high tech ma non troppo" qui cartonne à l’international avec des produits qu’on comprend et réussit à coopérer en mode gagnant-gagnant avec les champions du Salon du Bourget devrait faire un tabac à Planète PME.



















































