#Livre #eBook #ÜberLivre #Paris #France #Monde #Changement #Compétitivité … : So What #InRealLife #2012 ?

L’annonce de la mise en vente de Flammarion par son actionnaire … italien, en marge du salon du livre de Paris 2012, a suscité presque plus d’émoi dans l’édition française que le chic stand Sony de démo d’une liseuse électronique ou la grosse promo d’Amazon sur le Kindle.

So what ? L’un ou l’autre sujet est-il essentiel entre les grandes manoeuvres sur la propriété intellectuelle dans le cloud, la crise en général et dans l’édition en particulier, le "tout-vidéo" qui semble à tort ou à raison "tsunamer" l’univers de la connaissance partout dans le monde, les difficultés des libraires indépendants et autres contrariétés d’écrivains et lecteurs (électeurs ?) en France, et, surtout, l’absence durable de "plume" éclairant le monde contemporain, sinon l’univers réel, au pays de Victor Hugo ?

Peut-être pas. Car les priorités des visiteurs sont ailleurs. Notamment : quête de publications rares difficiles à trouver en librairie ou même sur le net (on reconnait ceux-ci à la valise à roulettes qu’ils trainent derrière eux) ; collecte de signatures d’auteurs, en principe plus faciles à obtenir que celles d’élus de la République mais jamais aussi pratiques à trouver en grand nombre que sur le salon (on reconnait ceux-là parce qu’ils avancent encore moins vite que les autres dans les travées les plus engorgées) ; cache-cache avec les caméras et autres médias pour les VIP en campagne électorale et autres laboureurs du culturocosme en combat permanent pour la notoriété (on connait ces derniers, qui veulent être les premiers, ou vice-versa, et qui ignorent le plus souvent ce qui est écrit dans les livres dont ils ont signé la couverture, voire une page intérieure, à défaut d’en avoir écrit beaucoup de lignes) etc … Et qui sait ce que réserve l’avenir ?

Peut-être pas. Car la messe est peut-être dite, pour Paris, qui la valait dans le temps (où l’on comprend d’où viennent certains slogans publicitaires planétaires) mais qui est à la limite de "sortir du jeu" pour plein de bonnes et moins bonnes, mais irrésistibles raisons, n’en déplaise aux défenseurs des exceptions culturelles, aux amateurs de l’odeur des bibliothèques, aux abonnés des terrasses de Saint Germain des Prés et plateaux TV francophones, et aux autres fans de la queue sous giboulées parisiennes à la porte de Versailles (ceci étant, quand le printemps est clément et qu’on n’a pas mal au dos, on est mieux à regarder les oiseaux voler dans le ciel du 15ème arrondissement, fut-il assombri par les vapeurs de diesel du périphérique, que sur un tapis roulant climatisé entre deux rangées de réclames pour voitures made by Germany et parfums globaux comme dans les palais d’exposition modernes du monde émergent). Et qui sait ce qu’a programmé la main invisible du futur ?

Ceci écrit, c’est quand même toujours un peu inquiétant quand une belle PME employant du monde à moins de 10 km du Café de Flore n’est pas contrôlée au mieux par un actionnaire solide ayant l’ambition, le talent et les moyens d’assurer durablement son activité et de préférence un développement en France et à l’international, au pire par un investisseur ayant la capacité et la volonté de la rendre vite et bien assez profitable, attractive et compétitive pour pouvoir la revendre avant d’avoir la tentation de la délocalisation de passer à autre chose. C’est toujours un peu préoccupant quand les belles paroles sur le patriotisme économique ou l’esprit coopératif sont prononcées (ou murmurées) plus fortement que celles sur le business-plan ou les résultats économiques. C’est toujours un peu déstabilisant quand l’écosystème s’entiche de solidarité active ou autre partenariat gagnant-gagnant aussi compatibles avec la grammaire des affaires réelles que le dialogue social à la française, les rapports de consultants plus ou moins lobbyistes ou les relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants sont favorables à la croissance des PME et à l’emploi en France en environnement mondialisé du 21è siècle.

Ceci dit, c’est quand même toujours un peu consternant quand le pays du Concorde et du Minitel rate visiblement une révolution en regardant de vieilles lunes. L’e-edition progresse rapidement dans d’autres pays modernes où le prix du mètre carré habitable justifie pourtant moins de réfléchir à deux fois avant de se constituer une bibliothèque de "SAS" achetés en vide-grenier, de pamphlets pour ceci ou contre cela signés des autobronzés de plateaux TV et de la collection complète des Nothomb et autres incontournables de rentrée littéraire dument autographés. La lecture sur trucs électroniques devient rapidement banale un peu partout où l’électricité est pourtant plutôt plus chère, où on se fait autant détrousser dans les transports en commun de banlieue au wi-fi en pointillé, où les sacs à dos des djeuns ne sont guère mieux rembourrés et où on est aussi farouchement hostile en théorie à l’achat de bidules électroniques importés de n’importe où loin à prix d’or et bilan carbone inquiétant, à la durabilité plus qu’incertaine et à la compatibilité avec le reste du monde électronique aléatoire.

Ceci étant, c’est quand même dommage qu’aucune jeune pousse high-tech française ne surfe sur la vague du livre numérique pour répondre vite et bien à quelques besoins criants des producteurs, vendeurs et consommateurs de e-livres comme celui du défilement automatique du texte "sans les mains" (à vitesse paramétrable, évidemment) pour les bonobos qui lisent à la plage les doigts pleins de sable mélangé à la crème solaire et au gras des chips, debout dans le métro avec une main accrochée au sac à dos, la seconde triturant le téléphone ou le baladeur musical et la troisième tenant l’e-book, ou dans leur baignoire, jacuzzi, sauna, piscine ou autre lieux où on a en général les mains trempées. Ou celui de la lecture du texte, avec si possible option de traduction et mixage avec le fond musical du choix du e-lecteur, parce qu’il y a plein de situations où on ne peut pas trop regarder un écran en permanence mais où on peut très bien profiter de ce qu’on a deux oreilles pour en utiliser une à "écouter" un livre ou un article de journal, à commencer par les réunions de service, les trajets à pied (pour le vélo ou la voiture, ça se discute) ou les meetings politiques. Ou comme celui de terminaux pour recherche-téléchargement-impression de e-documents en librairie avec ou sans Google et, bien sûr, tout hardware ou software pertinent en milieu scolaire (quiconque a soulevé un cartable d’ado français comprend le sujet) et/ou qui aide à connecter le e-livre plus ou moins multimédia ou autre "Über-Livre" vers le cloud en général, les réseaux sociaux en particulier.

Bien sûr, rien ne presse, on peut laisser un peu de temps au temps, attendre le résultat de ces élections ou des suivantes, en reparler après les vacances de Pâques, à la prochaine rentrée littéraire ou au salon du livre 2013 …

Mais il faudrait quand même vérifier ce qu’on dit sur Flammarion, les #eBook et touça- toussa sur Twitter.

* * *

44 000 e-lecteurs sur la plateforme @YouScribe_fr en 11 mois : comme quoi le #eBook #français à quand même un public http://www.youscribe.com/renaudfavier/

La série de #eBook Mad In #France n’a rien a voir avec l’affaire #Merha mais évoque quand même une tendance à #amok http://www.youscribe.com/catalogue/livres/actualite-et-debat-de-societe/mad-in-france-908322

Le Salon du livre ressemble au Salon de l’agriculture en ce que des auteurs sont aussi sur la paille. Retweeted by Renaud Favier

@all wasn’t Gutenberg cheated by an associate who ruined him rather than a victim of lack of marketing talent ? In reply to All

Previously on the Walking Dead http://bit.ly/zryfMc Retweeted by Renaud Favier

Do you love #calligraphy and #typography as much as we do? Check this beautiful 1862 French booklet http://bit.ly/GHsMIb via @GallicaBnF RT by Renaud Favier

Un service d’impression de livres à la demande au Québec que je ne connaissait pas: Bouquin Plus http://bit.ly/GFTAPi Retweeted by Renaud Favier

The Ultimate Guide to Publishing Your eBook on Amazon’s Kindle Platform | Copyblogger | @scoopit http://bit.ly/GHQcEF Retweeted by Renaud Favier

Qui sont, dans le livre électronique, les auteurs les plus piratés en 2011 – http://www.latribune.fr/technos-medias/20120314trib000688229/qui-sont-les-ecrivains-les-plus-pirates.html /via @LaTribune Retweeted by Renaud Favier

pour les adeptes des #ebooks mais nostalgique quand même : voici LES SPRAYS A ODEUR DE LIVRE !!!!! http://bit.ly/GIfg8j (via@Aal) Retweeted by Renaud Favier

Cinq tendances pour le livre électronique en 2012 (via @bibliomancienne) – http://bit.ly/GHqZIq Retweeted by Renaud Favier

Mouvement Desjardins offre une édition électronique gratuite du livre "Alphonse Desjardins : le pouvoir d’agir"… http://fb.me/1ytQeZglq Retweeted by Renaud Favier

Mais nous ne parlons pas que du salon du livre : à lire aussi: des critiques d’essais, BD, polar… Et la rubrique "Trans/Poésie" Retweeted by Renaud Favier

Les #femmes et la littérature, en direct du Salon du livre http://tinyurl.com/7xuh5rs RV à 16h sur #f_inter Retweeted by Renaud Favier

Android : bientôt un Google eBooks Store pour Android http://bit.ly/FOz76i Retweeted by Renaud Favier

cherche une aide sur des marchés publics ebook .. en DM Retweeted by Renaud Favier

We’re giving away audio software, apps & eBooks to celebrate 1000 Facebook Likes & Twitter Followers: http://theproaudiofiles.com/software-ebook-contest/. Spread the word! Retweeted by Renaud Favier

Free on Kindle: Patriot Secrets (Winds of Betrayal) (Kindle Edition) By Jerri Hines Buy new… http://goo.gl/fb/CXBli Retweeted by Renaud Favier  View media

Prayers for Meditation – Prayer eBooklet (Kindle Edition) http://amzn.to/GMKMSB #buddhism Retweeted by Renaud Favier  View media

RT @thebookseller Bidders revealed for Flammarion takeover http://bit.ly/GMfeME Retweeted by Renaud Favier

Les maisons d’édition Actes Sud et Albin Michel s’allient pour racheter Flammarion http://huff.to/GAY5q6 Retweeted by Renaud Favier

Via @livreshebdo: Actes Sud se porte acquéreur de Flammarion… On attendait Gallimard ou Albin-Michel et hop… Retweeted by Renaud Favier

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RF 22 Mars 2012. Retour vers des e-books et autres publications plus ou moins sur l’avenir en chantant (enchanté ?) urbi et orbi, plus que moins sur le présent Ubu etc … avec la dose d’humour réglementaire recommandée aux lecteurs, écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires et autres citoyens se sentant concernés par l’avenir du livre au 21è siècle.

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À propos de renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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