Rapport #Compétitivité #WEF #Davos 2012 : n°1 mondial reste la #Suisse, la #France glisse au 21è rang

Le classement mondial 2012 de compétitivité du World Economic Forum, téléchargeable sur http://reports.weforum.org/global-competitiveness-report-2012-2013/, n’apporte guère de surprise, sauf le maintien assez inespéré de la France à proximité immédiate du "Top 20".

Parce que n’avoir perdu que 3 places, n’avoir été dépassé que par l’Autriche, la Corée du Sud et l’Australie alors que tant de pays mènent des politiques courageuses, énergiques et efficaces d’adaptation au monde réel, eux, et rester loin devant l’Italie qui n’a pourtant mis que quelques mois à repartir du bon pied, elle, pendant qu’on se gargarise du crédit d’impôt recherche qui a attiré quelques investisseurs en compensant partiellement les handicaps fiscaux et autres de la France, cela mérite les félicitations du jury.

Parce qu’être parvenu à rester devant le Luxembourg alors que la Malaisie et Israël n’y parvenaient pas, c’est un prodige dont le ministre du rénouveau industriel doit s’auto féliciter, même s’il n’a pas que des satisfactions.

Parce que rester dans le peloton de tête pour les infrastructures malgré l’attentisme du gouvernement pour le très indispensable 2è aéroport de Nantes, les incertitudes des lobbyistes du très très grand Gross-Über-Paris, et l’assez faible probabilité que les gares TGV se multiplient comme des petits pains dans les campagnes, c’est un genre d’exploit à mettre au crédit de la ministre de l’écologisme, de l’énergie et d’un ou deux autres trucs qui ne s’est pas couchée en travers des chantiers de ses collègues.

Parce que ne pas être exilé trop loin dans le classement de l’attractivité est un petit miracle à mettre au crédit du ministre du logement, alors que tant de Roms sont expulsés dans les profondeurs de l’Europe, que se garer dans Paris avec une bagnole normale si on n’a pas une vraie-fausse carte handicapé de complaisance est juste impossible en dehors de la rue de résidence où on peut faire ventouse avec un panzer pour 1 euro par semaine, et que résider en ville si on n’est pas héritier, émir ou ex-élu de la République logé gracieusement par un ami libanais ou à titre privilégié par tel ou tel bailleur social soucieux du bien-être du chevènementisme réel ou de l’avenir de la marmaille de tel ou tel apparatchik prometteur, c’est à peu près aussi simple que d’aller sur la lune en Vélib’, maintenant.

Et quoi qu’en disent ou en pensent les déclinistes et autres maso-politiciens, le fait est que des entreprises parmi les plus rentables au monde sont installées en France et s’en félicitent.

Le fait est que des patrons globaux, parmi les plus pragmatiques du monde, ont (encore) des usines dans des endroits où l’on parle (encore) français, et s’en félicitent.

Le fait est que des cadres dirigeants presque aussi bien payés que des golfeurs, des chanteurs ou des footballeurs, sont résidents réels et fiscaux en France, ne mettent pas tous leur boite en plan social et ne passent pas tous leur temps à pleurnicher contre la fiscalité confiscatoire sur les cachets ou le risque de TVA sur les boissons gazeuses dans les bars blings.

 Alors bien sûr, dans les trucs dirigés par des Français exilés genre le FMI, l’OMC ou le club des amateurs d’andouillette à l’ancienne (AAA), chapitre Marrakech, on est volontiers un rien dubitatif sur les Frenchonomics en général, et les inspirations du moment en particulier.

On a du mal à en croire ses oreilles.

Même quand on est politiquement bien disposé.

S’il y avait un courant DSKiste à la section Marrakech de l’UMP délocalisée au Maroc, on envisagerait sérieusement de rendre sa carte du (de ? de bon ?) Parti.

Quant à ceux qui on des raisons personnelles de ne pas être supporters inconditionnels de l’équipe championne de France du moment, ils souligneraient volontiers que si le Brésil continue à gagner 5 places par an, il sera coude à coude avec la France à la fin du quinquennat en cours, même si le gouvernement cesse vite de tenir les promesses de campagne du Parti.

Quant à celui grâce à qui la France reste tout près du Top 20, et pas seulement parce qu’il avait en son temps fait sponsoriser par le contribuable français un grand dîner "France is Back" à Davos au grand plaisir des organisateurs qui sont parfois obligé d’organiser des soirées "karaoké" faute de sponsor, s’il n’était pas occupé à compter d’autres moutons, il signalerait certainement que la Turquie, l’Indonésie, le Mexique et la Russie ne sont pas descendus dans le classement, eux.

Enfin, on sait bien que les classements internationaux sont tous biaisés contre la France, depuis celui de Shanghai sur les universités qui ne compte que les publications scientifiques en anglais et valorise plus le Nobel que les Palmes Académiques, jusqu’à celui des Jeux Olympiques où l’on compte les médailles de tout le Royaume-Uni pour dépasser la France alors que si on faisait comme au foot et au rugby, on aurait une chance de battre les Rosbeefs de temps en temps (en sport, parce qu’en guerre, ça se saurait si on savait faire). Alors tout cela n’a guère de crédibilité, ni d’ailleurs d’importance si l’on ferme les frontières, si l’on instaure un contrôle des changes, si l’on interdit les importations et si l’on s’associe avec la Corée du Nord contre l’impérialisme antinucléaire, avec l’Iran contre Bâle 3 et autres contraintes au libre exercice de la profession de banquier, et avec le Qatar contre l’exploitation ploutocratique du gaz de schiste. Parce que question tapis rouge, on est les champions (de France) quoi qu’en disent ou pensent les Cameron et consorts qui skient à Davos.

Mais on se doutait bien de tout cela depuis longtemps si on avait lu "Compétitivité 2012" pendant les vacances d’été, dont la version 2 du 4 septembre ( 118 pages format pdf compatible tout écran, ePub pour Amazon Kindle V1 disponible, V2 en instance de mise en ligne) est téléchargeables gratuitement en cliquant sur l’image ci-dessous ou par le lien ci-après http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/competitivite-2012-1822197 ), inclut entre autres en annexes les récentes déclarations de Laurent Fabius sur la "Nouvelle Diplomatie Economique", de Pierre Moscovici et Nicole Bricq sur la "Mondialisation Solidaire au Service de la Croissance" et de Nicole Bricq sur la compétitivité de la France (discours à la Conférence des ambassadeurs et à l’Université d’été du Medef).

Renaud Favier – 5 septembre 2012

Ceci écrit, qu’on soit plus ou moins passionné par les enjeux de compétitivité, d’emploi, d’avenir ou de déclin de la France, et qu’on ait envie ou pas de survoler les 545 pages denses en anglais du rapport du Word Economic Forum mis en ligne le 5 septembre 2012 (http://reports.weforum.org/global-competitiveness-report-2012-2013/), on peut télécharger sur Amazon quelques eBooks sur le monde tel qu’il va (ou pas) vraiment, pour se préparer avec humour mais sérieux à la France, à l’Europe et au monde tels qu’ils approchent à vitesse encore un peu plus déraisonnable depuis que l’écologisme responsable s’est noyé à Copenhague, qu’une certaine idée de la politique n’est pas sortie blanche comme neige de la suite d’un certain Sofitel, qu’il a fallu accélérer la dérive des dettes publiques des Club-Med à cause des subprimes, des fantaisies budgétaires et autres Frenchonomics et de quelques autres incongruités financières d’origine principalement anglo-saxonnes, enfin se faire une (dé)raison de contreperformances commerciales d’origine pas seulement chinoise ou allemande, et que la politique d’achat de temps contre la crise approche dangereusement de ses limites avec ou sans QE3 aux USA, MES en Europe, les dignes vieux de Karlsruhe, les djeuns indignés d’Athènes ou Madrid et toussa-touça kivapa du tout (mais plutôt vers le mieux en Italie). Mais what else ? Comme le dit Saint Woody Allen : “Je hais la réalité, mais où ailleurs se faire servir un bon steak ?”.

    

On peut également lire ou télécharger ces eBooks sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et mieux adapté que ePub à l’impression en format A4) en cliquant sur les icônes ci-dessous avec le mulot.

               
               
         
           
        
       

Whatever works, mais si on a du 3G ou du wifi, on peut aussi lire (gratuitement) le dernier billet du blog “Café du matin à Paris” (ou un résumé en anglais si on est anglophone et/ou pas trop chauvin) avec le café à n’importe quel bout du monde, cela ne peut pas nuire plus gravement que tout les restes aux exportations sans entrepreneurs, à la réindustrialisation sans capital ou au made in France sans clients.

Conclusion provisoire : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Compétitivité” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Voyage en 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “France 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “English Coffee” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Café du matin à Paris” : cliquer sur l’image ci-dessous

À propos de renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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