Avant, le Base-Jump, c’était "stylé". Mais c’était avant. Maintenant, c’est "à la Baumgartner" ou rien.

Qu’ajouter sinon que si la France n’avait pas voté pour "Tonton" en 1988, Chevènement n’aurait pas été ministre de la Défense, le projet S38 de saut français en parachute depuis 38 km de haut n’aurait pas été sabordé, et on parlerait moins de Über-Félix Baumgartner aujourd’hui ?

Bref, l’Autrichien Felix Baumgartner à mis 20 minutes à rentrer à la maison à pied, on ne va pas non plus en faire une montagne. Même si personne n’avait encore fait ça en sautant du presqu’espace à 40 km d’altitude, et en traversant en chemin le mur du son en chute libre.

On en dira, pensera et écrira ce qu’on voudra, que ça ne sert pas à grand chose scientifiquement, que c’est absolument inutile pratiquement, que c’est un peu obscène financièrement (mais il faudrait être de mauvaise foi crasse pour faire semblant de s’indigner devant ça quand on ne peut ignorer tous les gaspillages, scandales et pire encore des dépenses publiques, privées et bien pires encore) et encore un peu plus en saison de crise … mais ça fait a plaisir à Tintin (et à ses sponsors, à cet égard, si on ne craignait pas de dépasser le quota de 140 caractères en faisant des parenthèses trop nombreuses dans des phrases trop longues qui donnent l’impression que la réalité est compliquée et paniquent les lecteurs de mangas et slogans politiques ou sportifs, on rappellerait qu’une marque globale de boisson gazeuse; dont la bouteille fut sexy un jour, mais c’était avant, vaut plus que "Apple" et infiniment plus que "Paris" ou "France", maintenant, loin devant toutes les marques de parfum, bagnoles, cigarettes et autres luxes inégalement toxiques mais également pas très indispensables et imposés à grands coups/coûts de réclame en quelques années pour les modernes, décennies pour les plus apathiques), et que Tintin soit content, c’est important.

On ne sait pas encore si Felix a prononcé des paroles historiques "à la Armstrong" avant de sauter dans le vide. Il aurait pu dire un truc du genre : "Cela doit sembler une sottise vu d’en-bas, sauf à mes sponsors XXX et YYY dont le logo est regardé par des milliards gens, maintenant …".

Et à l’arrivé près du micro d’en-bas, quelque chose comme : "Cela a été un peu compliqué, limite chaud, pour arriver ici et maintenant, mais le point de vue d’en-haut valait le détour et les 20 millions de dollars investis par mes sponsors".

Alors bien sûr, quand il s’agit juste de flottouiller en parapente dans le ciel tiède du Nouveau-Mexique, avec un déguisement comme l’Armstrong à la Coupe Icare de septembre et des lunettes de soleil dernier modèle (Felix n’en était d’ailleurs pas très content, il dit qu’il ne voyait vraiment plus rien du tout, sur la fin), ça parait über-tranquilou.

Quand on n’a plus que 40 centimètre de vide sous les pieds, on est moins tenté de presser sur le bouton "Panic Mode" que quand on entend le pas du chef derrière soi au bureau alors qu’on est en train de réserver les billets de TGV pour les RTT.

Quand on entend l’équipe au sol rire tellement fort que les cris de joie doivent sûrement porter jusqu’à Salzbourg, on est moins inquiet que dans le silence du vide sidéral ou quand le téléphone commence à ne plus sonner du tout après quelques mois de chômisme.

Quant le parachute géant est ouvert et que l’hélico tourne, c’est un peu "ceinture et bretelles", plus de soussaille, pas comme quand on doit passer le contrôle technique de la voiture, emmener un môme chez le dentiste, trouver quelqu’un pour garder le chat et emprunter des sacs de couchage et une tente pour partir en camping à Yosemite, tout ça en serrant les fesses pour que l’Euro ne s’effondre pas avant le retour des vacances en Amérique (et que la boite ne lance pas son plan social avant le départ en vacances).

Anyway, 40 kilomètres plus haut, c’est une autre paire de manches, c’est un peu plus vertigineux qu’un discours de BHL.

Et s’extirper de la zone de confort avec genre le vide jusqu’au Nouveau Mexique, pas une bouée de sauvetage à des milliards de km à la ronde, personne dans le coin à qui demander un coup de main en cas de bug et même pas d’escalier roulant, c’est une certaine idée de l’ascenseur social.

Quant à la chute libre, c’est rassurant de savoir que sa femme n’est pas seule et abandonnée dans une hutte sous la neige au milieu des ours au cas où ça tournerait vinaigre, mais quand même, au-delà de la première minute où on est occupé à (re)vérifier les fermetures éclairs et s’il n’y a pas de noeud dans les suspentes du parapente et si le casque et la caméra sont bien accrochés, on doit cogiter, voire psychoter un brin sur le contrat d’assurance-vie et autres trucs qu’on néglige un peu en situation "normale".

Et même une fois le parachute supposé ouvert, comme on n’a pas la télé avec zoom et toussa-touça pour contrôler de visu que tout va bien, qu’il n’y a pas de clé et que la voile est belle, et comme de toute façon on n’a pas tellement de marge de manoeuvre pour interrompre le décollage, on n’est pas encore totalement zazen avec les chakras aussi bien ouverts que le parachute.

En même temps, heureusement que Felix n’avait pas trop la télé ou Twitter dans son casque, parce que s’il avait lu qu’il était chute libre alors qu’en principe son parachute était ouvert depuis au moins 30 secondes, ça lui aurait sûrement contracté un peu les chacras.

Et quand on commence à douter, ça peut vite tourner cauchemardesque, comme quand on cherche son billet d’avion dans le taxi et que comme on ne le trouve pas on se demande si on a coupé le gaz en partant, si on a bien fermé la porte à double tour et toussa-touça, et on a vite faire de perdre tous ses moyens alors qu’il s’agit quand même d’éviter d’atterrir dans la ferme à crocodiles et, surtout, de ne pas parler au premier journaliste venu sans avoir vérifié qu’il est bien accrédité par le sponsor.

Pour un peu, on regretterait d’avoir fait le grand saut, un peu comme au premier comité stratégique dans la nouvelle boite que le chasseur de tête avait "vendue" comme un nid de cadors genre "Dream Team comme on n’en a pas vu en ville depuis le cabinet de Georges Pompidou", pas tant juste au moment d’entrer ou de devoir faire son premier speech, mais quand on découvre avec horreur que, non seulement le nouveau chef à plumes est né sous "X" dans un moins bon rang que celui qu’on avait dans la boite d’avant, mais qu’il est beaucoup moins bon, que le gnôme analphabète qui s’occupe des RH est juste un croisement raté entre une amibe et un perroquet, et que le bruyant qui bosse encore 18 heures par jour sur les dont personne n’a voulu à l’âge où on a raté sa vie en France si on a eu un diplôme correct à 24 ans et qu’on ne joue pas au golf en Rolex 2 après-midi ouvrables par semaine passé 50 ans (mais il est invirable parce que c’est un camarade d’école du chef à plumes qui l’a fait venir pour le sauver du chômisme) a une haleine de chacal et c’est pour ça que la place à côté de lui était libre, tandis que la patronne du juridique ne tient qu’à coups de triple doses de Prozac.

What a difference one second can make …

Mais, comme l’a (plus ou moins) commenté l’aventurier suisse Bertrand Piccard, en direct sur BFMTV : "quand on a une bonne équipe et qu’on a bien préparé son truc, ça doit le faire". Le contre exemple, cité par l’ex cosmonaute français Patrick Baudry, a fait un peu mal au coeur de ceux qui l’ont écouté plutôt que de profiter du moment entre les images en direct de la chute libre et l’interview exclusive de l’heureux Felix. Baudry semblait encore sincèrement en colère que le ministre français de la Défense de l’époque et son directeur de cabinet d’alors aient, en 1988, sabordé le projet dit "S38" (Saut de 38 Km) qui devait permettre à la France de décrocher, sinon les étoiles, du moins la troisième place dans le classement des grandes nations dont un simple pas a changé le monde (Espagne championne du monde avec Christophe Colomb et son pas sur le Nouveau Monde, USA brillants seconds avec Neil Armstrong et son grand bond pour l’humanité, et maintenant, Autriche, avec le plus grand saut dans le vide de l’Histoire des hommes). Pour Chevènement, le ministre, on comprend, il était déjà un peu bizarre en 1988. Mais pour Louis Gallois, son Dircab (qui ne devait pas être de la promo de Baudry, ou alors il y a une histoire d’hommes entre ces deux là, genre histoire de filles ou de bagnole ou de rang de sortie ou de vacherie faite en prépa, mais c’est sûrement très grave en tout cas, parce que les échecs industriels, patakés économiques et autres ça n’a jamais occasionné de brouilles durables ou rancunes télévisées entre gens de corps d’élite, en France, depuis au moins le départ en Irlande de Mongénéral), c’est plus surprenant, on peut lui reprocher de lambiner un peu pour copier-coller le rapport Ferrand-Schweitzer sur la compétitivité en format de choc, en trajectoire courbe, ou en perspective très chaotique, mais c’est ce qui s’est fait de mieux avec Trichet et "Avousdechoisir" (on a plus ou moins chacun le sien, certains trouvent Attali fascinant mais vraiment pas beau, d’autres trouvent Christine Lagarde superbe mais soulignent qu’elle a raté l’ENA, quant à Anne Lauvergeon, si elle arrive à éviter que la BPI finisse en hybride du Crédit Lyonnais grande époque et d’un Dexia forcé d’investir dans les "Heuliez" de chaque chef de région, elle aura globalement bien mérité de la République mais les phallocrates de service ne manqueront de constater qu’elle a le bras plus long que les jambes) comme grand commis de l’état français pas défroqué pour voyager en première classe et gagner plus d’argent dans la banque, la politique ou d’autres sports professionnels encore moins recommandables, depuis que même ceux qui sont de gauche réelle ou supposée peuvent accéder aux plus hauts postes (et se les échanger ensuite, mais c’est un autre sujet, une autre cause que la consanguinité au triste déclin français, dont on ne se consolait qu’en regardant l’Autriche, mais même ça, ce n’est plus possible, maintenant).

Bref, comme le disait Ogilvy qui avait dû le lire quelque part, dans un livre pour grands tigres ou un truc d’avant Twitter : "Quant tu tends la main vers les étoiles, tu t’en rapportes au mieux que des poussières, mais au moins tu ne la retires pas pleine de boue".

* * *

le Base Jump de #Baumgartner, par rapport au vol du Mont Blanc du 19 août en parapente, c’est bien, mais un peu rustique … http://wp.me/p23TvS-gQ 

En même temps, un Autrichien qui saute en parachute, quand on a vu Schwarzenegger dans Total Recall, c’est banal http://viadeo.com/s/qLj82 

Cela a peut-être déjà été dit, mais "Bravo pour l’exploit & Merci pour le rêve" @ Felix #Baumgartner #Stratos http://wp.me/p23TvS-gQ 

Quelqu’un a pensé à dire juste "merci" à Felix #Baumgartner ? Thx, Danke, Merci for just being w/ Neil Diamond "Be" ;-) http://www.youtube.com/watch?v=L4eOIS9DFm4 …

"Les exploits font rêver, lorsqu’on franchit une barrière, on en trouve une autre un peu plus loin" (Patrick Baudry). #Baumgartner #Baudry Retweeté par Renaud Favier

Un qui a dû sauter de joie, quand Baumgartner a touché le sol, c’est son assureur. Retweeté par Renaud Favier

En cas d’échec, Félix Baumgartner avait-il négocié un parachute doré ? Retweeté par Renaud Favier

Ce matin Felix Baumgartner est un peu déprimé. Mais pour ne pas perdre la main il a décidé de sauter le petit déjeuner. Retweeté par Renaud Favier

Le saut de Félix Baumgartner est à voir ou à revoir ici: http://dai.ly/FelixBaumgartner … Retweeté par Renaud Favier

Vidéos – Felix Baumgartner : "A un moment, je me suis dit qu’il y avait danger" http://bit.ly/RKlpr8  Retweeté par Renaud Favier

Le saut de Felix Baumgartner est la plus belle demande en mariage jamais faite entre une marque d’energy drink et un public #MarketosProject Retweeté par Renaud Favier

Vidéos, GIFs, détournements… Internet célèbre Felix Baumgartner à sa façon http://huff.to/Wc2Xgy  Retweeté par Renaud Favier

Regardez les 14 minutes du saut de Felix Baumgartner pour passer le mur du son http://www.slate.fr/lien/63311/video-regarder-saut-chute-libre-mur-son-felix-baumgartner-entier-14-minutes … Retweeté par Renaud Favier

Le sacré coup de com’ de Red Bull http://huff.to/Qn8Cvq  Retweeté par Renaud Favier

Si on cumule le temps passé à plonger de Mathieu Valbuena, on obtient un total supérieur à celui du temps de chute libre de Baumgartner. Retweeté par Renaud Favier

Espace. Felix Baumgartner a franchi le mur du son : un exploit. Sa chute en détails et son témoignage VIDEO #13H #TF1 http://videos.tf1.fr/jt-13h/felix-baumgartner-l-homme-qui-a-franchi-le-mur-du-son-7582675.html …  Retweeté par Renaud Favier

Revivez le saut de Felix Baumgartner en caméra embarquée http://huff.to/Qm16kz  Retweeté par Renaud Favier

Pendant le saut de Felix Baumgartner, plus de 2000 tweets par seconde ont été enregistrés hier soir ! Retweeté par Renaud Favier

Baumgartner : la presse autrichienne entre emphase et neutralité http://tinyurl.com/8u8cs9m  Retweeté par Renaud Favier

Des dizaines de millions de personnes ont regardé le saut de Baumgartner http://f24.my/QhvV7z  Retweeté par Renaud Favier

Les réseaux sociaux à fond sur le saut supersonique de Felix Baumgartner – http://ow.ly/etMiN  Retweeté par Renaud Favier

Confirmation : Felix Baumgartner est bien le premier homme à franchir le mur du son en chute libre. Vitesse : 1342.8km/h ! #stratos Retweeté par Renaud Favier

#Nobel #Economie attribué à une équipe US as usual. Pour 2013, on parle de #Montebourg #France s’il parvient à sauver une #PME ou deux

Renaud Favier : France & Facebook est sorti de presse ! http://bit.ly/g8PTOA 

Renaud Favier, le Journal nouvelle édition http://bit.ly/dQneRc  ▸ Aujourd’hui à la UNE: @Lalgerina_Jolie @FT @lemondefr

Les #français qui ont voté pour dégager (certains amis de) #Sarkozy pensaient-ils obtenir des Shoot-Rooms si vite ? http://www.youtube.com/watch?v=0SQDdU1V6iU … Voir la vidéo

VIDEO #Peillon pour la dépénalisation du #cannabis. A voir ici >> http://bit.ly/QgeGnn  Retweeté par Renaud Favier

@mariewalch "Le #livejump #RedBullStratos n’était pas diffusé en direct sur #BFMTV mais différé de 20 sec" – En cas de crash ou moins cher ?  Afficher la conversation

Quand #Ayrault ouvre la séquence politique de #compétitivité, c’est entre #Peillon sur cannabis et #Valls sur sécurité, ou pour les #PME?

Une affaire de blanchiment d’argent de trafic de drogue avec option fraude fiscale, c’est dur à résumer en 140 signes http://renaudfavier.com/2012/10/14/si-un-vert-blanchit-ca-fait-un-verre-de-vin-blanc-en-suisse-ou-des-citoyens-qui-en-voient-de-toutes-les-couleurs/ …

@Anne_Hidalgo il faudrait le dire à la dame qui fait ses ongles, que le Conseil de Paris est filmé même quand il n’y a pas Canal+ ;-)  Afficher la conversation

Le Conseil de #Paris a commencé. Suivez-le en direct et en vidéo ici : http://bit.ly/pPt5v9   Retweeté par Renaud Favier

Blanchiment d’argent : Lamblin ne veut pas démissionner http://bit.ly/TlErn9  Retweeté par Renaud Favier

Les régions se veulent chef de file de l’appui des PME à l’export |@scoopit http://sco.lt/7AaHmD  Retweeté par Renaud Favier

@bodinmax "François Hollande sonne définitivement la fin de la Françafrique" – Reparlons-en dans 5 ans …

Les beaux véhicules rapides made in #France , c’est comme le salon de l’auto à #Paris : ça manque quand c’est fini http://viadeo.com/s/SbL6u 

Aujourd’hui, annonce par le PM de la "séquence politique de #compétitivité" (choc, trajectoire, rapport Gallois, BPI, … http://wp.me/pJjbe-5wc 

Les beaux véhicules rapides made in #France, c’est comme le salon de l’auto #Paris : quand c’est fini, ça manque http://wp.me/pJjbe-5wc 

L(e salon de l’)auto, c’est fini, vive (le salon de) l’auto (de France) ! http://wp.me/pJjbe-5wc 

* * *

Renaud Favier, 15 octobre 2012

Ceci écrit, crise en général et de l’automobile en particulier, ou pas, nostalgie de Mongénéral et/ou des vraies bagnoles de son temps, ou pas, préférence pour les belles Allemandes ou amour addictif des Panzers à mazout, ou pas, on peut twitter télécharger sur Amazon (et lire sur Kindle si on n’a pas de iPad, iPhone, iMac ou MacBook) quelques eBooks sur le monde réel ici et maintenant tel qu’il va (ou pas) vraiment, pour se préparer avec humour mais sérieux à la France, à l’Europe et au monde tels qu’ils approchent à vitesse encore un peu plus déraisonnable qu’une joli coupé RCZ ou une Alpine à pleine bourre sur circuit pendant le salon de l’Automobile de la Porte de Versailles (avant, on disait “Mondial”, mais c’était avant que ceux de Shanghaï, de Séoul, de Sao Paulo et bientôt Varsovie, Prague et Istambul n’aient gagné la bataille de l’automobile dans la guerre économique et qu’on parle de le délocaliser au Maroc comme tous les restes, maintenant que la France est officiellement en crise et qu’on ne voudrait pas imposer des heures sup aux douaniers de Roissy ou aux fonctionnaires du STIF/RATP déjà obligés de lire tous les compte-rendu du dialogue social dans leur administration, de participer à des séminaires d’information sur la vie après les plan sociaux et les contrats de générations, et de perdre du temps à remplir les formulaires de RTT en 3 exemplaires parce qu’il n’y a plus de budget pour remplacer l’imprimante en obsolescence pré-programmée pour laquelle on avait acheté 5 ans de stock de toner d’avance via un intermédiaire qui avait des fournisseurs en Belgique mais qui ne reprend bien sûr pas la marchandise incompatible avec l’imprimante qu’on achètera quand in y aura des crédits) depuis que l’écologisme globalement responsable s’est noyé à Copenhague, qu’une certaine idée de la politique française n’est pas sortie blanche comme neige de 40 ans de hautes certitudes inefficaces de la suite d’un certain Sofitel, et qu’il a fallu accélérer la dérive des dettes publiques des Clubs-Meds à cause des subprimes et de quelques autres incongruités financières d’origine principalement anglo-saxonnes et fantaisies budgétaires à la française, et se faire une (dé)raison de contreperformances commerciales d’origine pas seulement chinoise ou allemande, et que la politique d’achat de temps contre la crise approche dangereusement de ses limites avec ou sans QE3 aux USA, MES ou MOT en Europe, les dignes vieux de Karlsruhe, les djeuns indignés d’Athènes ou Madrid et toussa-touça kivapa vraiment plus du tout d’autant que le feu semble avoir pris plus au sud dans la foulée des révolutions de jasmin dont toutes les bienpensances se félicitaient pourtant avec autant d’enthousiasme qu’elles se laissaient inviter en vacances et/ou avion par les prédécesseurs des incendiaires. Mais what else ? Comme le dit Saint Woody Allen : “Je hais la réalité, mais où ailleurs se faire servir un bon steak ?” (Personnellement, je recommande Montevideo il y a 20 ans, quand on y roulait encore un peu en vieilles américaines des années 50 comme à Cuba et que tout le monde n’avait pas trop les moyens de s’acheter un téléphone sans fin, mais qu’on y mangeait de la viande même si on n’était pas nomenklaturiste, pas comme à Cuba, où ça embaumait la viande grillée au feu de bois dans toute la ville à l’heure d’un verre de vin de pas loin en regardant le Rio de la Plata scintiller comme dans un livre de Mutis, et où j’espère qu’il y a encore quelques cantinas où des garçons en tablier blanc transpirent hors du temps pour le bon plaisir des homme et l’honneur des bêtes qui paissaient tranquillement dans une pampa avant qu’on y invente comme partout ailleurs le changement de climat et quelques autres contraritudes du monde d’aujourd’hui tel qu’il est, plus qu’hier et moins que demain, en diront les amoureux, les (d)économistes et les lucides, hélas. Mais on peut aussi être végétarien (même si on n’est pas boudhiste ou un truc du genre), ou préférer la viande argentine (même si on n’est pas Argentin), ou être fan du boeuf de Kobé massé à la bière à la main par des Japonais pas aussi milliardaires que les mangeurs de steaks dudit boeuf) ou adorer la Salers de chez nous, l’Angus de chez nos amis de la « Auld Alliance » ou la Picanha de chez Francisco qui a déménagé mais reste un Saint descendu sur terre pour griller du boeuf et du tambaqui le vendredi, de la Garota de Urca qui n’a pas déménagé mais dont les portions ne sont plus ce qu’elles étaient quand on y appelait « portion » un succulent morceau intermédiaire entre un gros rôti et un petit demi-boeuf selon l’humeur du cuistot, ou du Lakes Baby Beef qui ne doit pas avoir trop changé de style, ni de clientèle ou de tarifs, ce qui est agaçant, voire contrariant, voire même un rien dirimant pour les gens normaux dont l’entreprise ne peut financer sur note de frais un repas pour 4 avec un ou deux (bons) verres et ne mousse de papaye à la liqueur de cassis avant le cafezinho pour ne pas mourir triste au prix d’un semaine de cantine pour tout le reste de la boite, dont la sublimissime picanha fatiada « boi berrando » juste réchauffée à table sur gros sel frémissant est une des preuves que Dieu existe (avec la tranche de mangue avec mousse au chocolat blanc au bord de la piscine du Copacabana Palace « avant », quand il était un des derniers grand hôtels de Rio pas encore transformé en « machin » sans âme mais avec TV dernier cri jusque dans les toilettes comme tous les binz de ce genre depuis que les s(e)aigneurs du monde jouent aux jeux vidéos sur le trône, le lever de soleil depuis le Corcovado et le coucher de soleil depuis le « Barril » encore maintenant, entre plein d’autres trucs plus excitants qu’un pain au chocolat et les autres trucs qui rendent trop gros et induisent un fort risque de mort brutale et/ou trop tôt, comme on disait avant l’invention des longues maladies et du business des soins palliatifs).

    

On peut également lire ou télécharger ces eBooks sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et mieux adapté que ePub à l’impression en format A4) en cliquant sur les icônes ci-dessous avec le mulot.

               
               
         
           
        
      
         

Whatever works, mais si on a du 3G ou du wifi, on peut aussi lire (gratuitement) le dernier billet du blog “Café du matin à Paris” (ou un résumé en anglais si on est anglophone et/ou pas trop chauvin) avec le café à n’importe quel bout du monde, cela ne peut pas nuire plus gravement que tout les restes aux exportations sans entrepreneurs, à la réindustrialisation sans capital ou au made in France sans clients.

Mais on peut préférer acheter ses livres sur les étagères d’un bon libraire, dans un café librairie sympa ou entre les aspirateurs automatiques et les cafetières d’un agitateur d’idées un peu rangé des voitures mais auquel on est habitué et dont on prend toujours la carte de fidélité par habitude, ou vice-versa.

Auquel cas, la reco de la rentrée “littéraire” : “La théorie de l’information“, un genre de “western financier” à clefs (lire : sur les corsaires français des télécoms, nb pour éviter tout malentendu que la formule, citée ci-dessous, qui fait sourire les auditeurs des radio-business-fm, vise quelqu’un d’autre que DSK qui a bien dû s’occuper de télécoms françaises dans sa carrière ministérielle mais n’est pas dans ce “coup”, les puristes auront bien entendu rectifié d’eux-mêmes car ni son Audi à Washington, ni la Porsche de son communicant à Paris, ni probablement son véhicule à Marrakech où il fait trop chaud pour circuler sans capote, ne sont des décapotables, étant entendu que DSK lui-même n’est pas un pornocrate, si on ne l’écrivait pas on risquerait un malentendu, mais est indubitablement un peu chaleureux pour circuler à l’étranger sans capote) du jeune Aurélien Bellanger, chez Gallimard, ravira les vieux qui lisaient non pas des romans d’amour mais du Sulitzer et du Dumas dans leur jeunesse, avec des trouvailles comme ” … les pornocrates en cabriolet …” (lire : “les gusses, devenus maintenant très fréquentables parce que très riches et puissants, qui avaient fait un hold-up sur le plancalculo-télécom à la françaises en inventant le “Minitel rose” sans opposition des politiques bien avant que les pirates en Rolls roses prospèrent sur Internet sous les “vivas” des djeuns #occupy et les sourcils froncés des ingénieurs télécom à la française occupés à suivre les cours de bourse d’Alcatel et France Télécom, l’honnêteté intellectuelle obligeant à signaler à leur décharge que des ingénieurs des mines et des ponts se sont également mêlés de ces triomphes monopoli(s)tiques à la française sous le haut patronage de l’administration et des politiques (in)compétents, et que ce n’est pas leur faute si les ingénieurs français qui savaient compter ont tous préféré aller dans la banque, les cabinets ministériels et/ou, pour les plus conservateurs, les fromages résiduels du bon vieux temps de l’économie mixte genre Tunnel du Mont Blanc, Française des Jeux, EDF, feu l’industrie automobile, sidérurgie ou du transport aérien etc encore moins verts et/ou plus, voire trop mûrs souvent …).

Sinon, côté littérature économique, les usual suspects de l’exploitation, explication ou futurologie de la crise vont probablement publier pour Toussaint afin de surfer sur la vague de morosité de début novembre, tandis que les vendeurs de Trente Glorieuses devant nous (ceci dit, en regardant dans le rétroviseur, ça le fait, elles sont un peu loin, mais on les distingue), de bilan et perspectives du gouvernement ou de France se renforçant dans l’adversité attendront certainement la saison des achats de cadeaux de Noël pour profiter du regain de bonne humeur des (é)lecteurs devant les jolies vitrines, les étals tentants et les décorations festives. Il n’en reste pas quelques écrits recommandables comme “Homo Economicus” de Daniel Cohen, qui vole un titre mais écrit très honnêtement et opportunément sur la bipolarité de l’être humain occidental compétiteur et coopérateur à la fois, en crise grave depuis que le mot coopétition inventé à peu près au même moment que partenariat public-privé et junk-bonds est à peu près aussi has-been que l’économie mixte et les coopératives ouvrières du temps de Mongénéral, sauf dans les conversations d’après digestif dans certains milieux privilégiés restés politiquement au début des très progressistes mais non viables années 80, économiquement au début des très psychédéliques mais ultra-confortables années 70, et intellectuellement à la fin des très regrettées mais über-déstabilisantes roaring sixties.

Enfin, côté littérature érotique pour filles, on murmure dans le landerneau que l’anglais de la version originale est tellement simpliste qu’il ne sert vraiment à rien d’attendre la sortie prévue en octobre (en France, Lattès, 17 octobre) de la version en français de l’incontournable “Fifty Shades of Grey” (et que c’est une excellente raison d’acheter un truc électronique pour lire dans le métro (ou d’apprendre à télécharger en pdf sur iPhone, iPad ou n’importe quel machin électronique moderne portable, ou pas) pour éviter que les voisins, collègues, enfants, parents et autres impedimenta sachent qu’on mange lit du cochon en cachette comme tout le monde qui a du temps à perdre et de la libido à dissiper mais un(e) conjoint(e) moins disponible que DSK dans les années de jeunesse, et plus assez d’énergie, d’audace ou de méthode pour sortir draguer).

Mais les vrais patriotes érotiques préfèrent le cochon (en) français.

Conclusion provisoire : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Compétitivité” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog « Il vaut mieux en lire » : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Voyage en 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “France 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “English Coffee” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Café du matin à Paris” : cliquer sur l’image ci-dessous

À propos de renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
Cette entrée, publiée dans Compétitivité, Uncategorized, est taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s