Et si le temps était venu de nommer un(e) ministre du commerce extérieur ?

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Les combats ne sont pas formellement engagés, tout au plus les Etats-Unis montrent-ils un peu les muscles, sinon les dents, dans la guerre froide économique pendant que la Chine et l’Allemagne exportent « as usual », mais il serait souhaitable de se mettre en ordre de bataille AVANT de se retrouver comme en 40.

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Faut-il un généralissime ?

Bref, un ministre du commerce extérieur français serait-il utile, maintenant ?

Evidemment, le siège (généralement un strapontin) de ministre du commerce extérieur sert classiquement plus à caser un(e) surnuméraire, radical(e) de service et/ou représentant(e) d’un courant minoritaire et/ou communautaire de la majorité de gouvernement. L’impétrant(e) est principalement chargée de représenter la France à des réunions ennuyeuses genre commissions mixtes (c’est comme des comices agricoles, mais avec flonflons d’ambassade) ou raouts multilatéraux,  d’accompagner les vrais ministres, voire le premier d’entre eux, ou même le PR, à des mondanités internationales de prestige, ou de jouer les chefs de délégation de luxe en marge de la négociation, voire de la conclusion, d’un grand contrat export, ou de la mission d’un échantillon de forces vives sélectionnées par le Medef, subventionnées par tel ou tel machin territorial, et/ou coachées par tel ou tel truc public ou parapublic pour chercher des clients, valoriser l’image de la France à l’étranger, ou plus prosaïquement exposer sur un salon. Un(e) ministre saurait-il/elle, pourrait-il/elle, faire (faire) plus et mieux ici et maintenant ?

Sans doute, le processus est-il plutôt bien engagé, de mise en ordre de marche pas trop lente ni trop inefficace des institutionnels et assimilés qu’il est convenu d’appeler les joueurs de l’équipe de France de l’export, le « Team France Export » dans la terminologie du moment, certainement le cocktail de guichets uniques et dynamique régionale est-il attrayant, et le pari pascalien pas perdu d’avance de l’émergence et la montée en puissance de nouveaux exportateurs parmi les belles endormies, les PME à potentiel, et les JEI (jeunes entreprises innovantes, c’est comme startup, mais avec une espérance de vie de plus de 18 mois, un business modèle pas trop farfelu, et des dirigeants pas tous en short de babyfoot ayant séché tous les cours de leur école de vente de yaourt ou d’ingénierie des jeux pour vieux ados et autres applis pour enfants) par un coaching solide, des soutiens plus synergiques, et des instruments financiers musclés. Un(e) ministre adhoc ferait-il mieux jouer cette équipe pour la gagne, plus exporter les entreprises produisant de la valeur et de l’emploi en France, vibrer les supporters élus et/ou commentateurs accrédités de la fan zone de l’export ?

Edouard Philippe Team France Export Edhec Lille 23 février 2018

Bien sûr, on se passe d’autant mieux de squatteur/euse des premiers rangs d’avions Air France, que les usual suspects plus ou moins dans les starting-blocks et en haut de la pile de CV au motif de telle ou telle corde à leur arc, ne semblent pas « cocher toutes les cases », comme l’on dit chez les chasseurs et les coupeurs de têtes. Quelqu’un(e) ferait-il/elle l’affaire, et le job ?

Il y a le(s) trop chauve(s) …

Pascal-Lamy

Les trop show …

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Les trop show-bizness …

Parisot Medef

Les trop chauds lapins et affairistes incorrigibles pour être honnêtes …

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Enfin, la compétence (sic) étant européenne, les ressources humaines dispersées en province, à l’étranger, et dans des silos technocratiques étanches, et la dynamique institutionnelle ayant déplacé le centre de gravité de l’arsenal financier de Bercy vers la diplomatie économique du Quai d’Orsay, vraisemblablement est-il souhaitable d’avoir un vrai chef de meute capable de fédérer des acteurs aux intérêts divergents, aux stratégies contradictoires, aux alliances pas tibulaires mais presques … mais y-at’il quelqu’un(e) d’assez kamikaze pour se risquer sur un champs de bataille sacrément hasardeux, sur un terrain politique rendu glissant par le goût du Président pour les grands sujets économiques internationaux, l’intérêt du Premier Ministre pour le sujet, la rivalité entre financiers et diplomates, et comme d’hab’ les jeux persos, compliqués, voire tordus, des « machins » plus ou moins publics concernés ou considérant l’être ?

En très schématique, dans l’ordre « hiérarchique », il y a trois profils :

Les politiques. Par exemple tel ou telle député(e) ou sénateur/trice motivé(e).

Les techniques. Par exemple tel ou telle bon(ne) hussard(e) de la diplomatie éco.

Les jurassiques. Par exemple les candidat(e)s perpétuel(le)s depuis DREE 2000.

A suivre, prochaine étape, sauf remaniement impromptu, la conférence des ambassadeurs, à la fin des vacances d’été, mais les prétendants à des postes en cab’ ont tout intérêt à ne pas perdre de temps pour commencer à se positionner et tractionner dans leurs réseaux « au cas où ».

RF – 9 juin 2018

PS : perso, j’ai passé l’âge de relire des notes « ministre » qui étaient déjà copiées-collées sous feu Béré (avant, on n’avait pas de traitement de texte, il fallait retrouver les dossiers, retaper les textes, c’était compliqué, mais ça n’empêchait ni les ministères, ni le commerce extérieur, de marcher plutôt mieux), de croire assez que les PME ayant survécu jusqu’ici et autres subventionnés de pouponnières à babyfoot vont remplacer feu les fleurons industriels champions du grand export à la grand-papa, et de fantasmer sur les miles AirFrance (notez qu’entre la perspective d’euthanasie de la boutique, les salons business blindés aux distributeurs de spéculos vides, et les billets « gratuits » plus chers qu’un vol Ryanair pour plus loin soi-disant à cause des taxes d’aéroport, les miles ne sont plus trop ce qu’ils étaient) avec coupe-file d’aéroport pour passeport diplo, rencontres torrides en cocktails d’ambassades, réunions tardives stratégosphériques interministérielles et plus si affinités, et autres soirées potaches à Vegas ou jamboree de vieux à Bali ou ailleurs … mais si quelqu’un cherche quelqu’un(e) pour un cab’ entre les fonctionnaires inévitables, le/la communicant(e) indispensable, et le(s) fidèle(s) pour éviter les couteaux dans le dos, j’ai quelques CV (qui, comme chacun(e) sait ou devrait savoir, ne signifie pas un vieux truc en latin, mais « Cojones Veludos ») de gens solides dans un carton de déménagement (et quelques avis sur les planches pourries à envoyer ouvrir le guichet unique de Terre Adélie sans indemnités de résidence ni piscine de fonctions, les Tulius Detritus à laisser commenter des powerpoint à des consultants retraités et vice-versa, et les vrais et faux gentils qui se donnent du mal, en ont, et devraient être promus et expatriés dans les dernières sinécures exotiques inutiles, plutôt que d’encombrer les TGV et les salles de réunions de groupes dits « de travail »).

Certains vieux singes ont une certaine idée de la France et certaines idées pour la compétitivité française

 

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Révolution copernicienne en roue libre, réforme cartésienne en marche, ou village Potemkine à roulette ? #Export #TeamFranceExport #Macron

On annonce, entre autres réformes coperniciennes, (encore) des évolutions ambitieuses pour contrer les vents mauvais du déficit commercial abyssal, la perte de compétitivité inexorable du #MadeInFrance, et la timidité, voire la frilosité, des PME et ETI françaises à l’international.

L’idée générale est plutôt convaincante (même si ça mange peu de pain de réinventer la roue tiède), et la mobilisation engagée, cf discours (plutôt bien écrit, et parfaitement lu) du Premier Ministre Edouard Philippe à Roubaix, le 23 février 2018 (Edhec) : http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2018/02/discours_de_m._edouard_philippe_premier_ministre_-_presentation_de_la_strategie_du_gouvernement_en_matiere_de_commerce_exterieur_a_roubaix_-_23.02.2018.pdf

La caisse à outils est renforcée : replay de la journée « Conquête de l’international » du 8 mars 2018 à Bercy, avec les métaphores oubliables du gymnase (le coaching de patrons de PME en régions par BPIFrance, c’est à peu près aussi convaincant que le maternage de joueurs de babyfoot dans les pouponnières à StartUp parisiennes, d’autant que l’APM existe depuis des décennies, et les programmes de mentorat plus ou moins convaincants depuis le retour d’un voyage au Québec d’un notable de la CCI de Paris), et de la ruche (on n’a pas bien compris qui sera l’abeille reine dans le futur guichet unique des institutionnels de l’export, mais la symbolique napoléonienne est énergisante), et un discours, tout aussi oubliable, même si un poil moins soporifique que ceux de la fonctionnaire Bercyenne en chef, puis son adjointe en charge de l’international au Trésor, de la secrétaire d’état ad-hoc de chez Le Maire est en ligne sur le site du ministère. Ironie à part, c’est très utile, bravo aux organisateurs, et merci à Bercy de mettre en direct live, puis laisser en replay la vidéo de ce genre d’opérations : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/03/08/suivez-en-direct-l-edition-2018-de-bercy-financement-export-conquete-de-l-international

Le leadership du Team France Export est affirmé (Euronews).

Soit.

On commence, dans les médias qui s’étaient enflammés, peut-être un peu vite, pour l’enfant prodige d’Amiens monté à Paris prendre l’Elysée à la hussarde pour transmuter la vieille France en StartUp Nation, à se demander si c’est du Copernic, ou si ça sent le Potemkine.

Les mauvaises langues (se pensant) savantes potachent que la méthode du discours en marche ces temps-ci au pays de Descartes tient plus du discours que de la méthode ; les (vrais) fatalistes diderotent que le foisonnement de réformes engagées (ou annoncées) est copernicien.

On verra dans les années à venir si #çavamieux question commerce extérieur, entre autres, et en 2022 ce que penseront, de quoi, de qui, douteront, ou pas, les électeurs, mais à l’approche du 1er anniversaire de l’élection du plus jeune Président de l’Histoire de la République Française, il y a au moins une impression de réforme, selon la formule consacrée par les miss météo de la télé.

RF – 13 mars 2018

PS : compléments sur la France et Paris Potemkine (et ça dure depuis bien avant mai 2017) https://parispotemkine.wordpress.com/author/renaudfavier/

Compétitivité 2012 couverture

 

 

 

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Maurel et Prom vendu à Pertamina, encore une preuve de compétitivité et d’attractivité ?

 

Maurel et Prom, c’était une ancienne gloire du commerce colonial et du négoce franco-africain, rachetée et recentrée sur l’exploration pétrolière par un ancien cow-boy du Crédit Lyonnais génération Mitterrand, belle ETI trop petite pour survivre seule dans la jungle du pétrole (aux prix du pétrole actuel, la boite ne valait même plus un milliard), mais encore trop excitante, à l’approche de son bicentenaire, pour mourir seule.

RIP, M&P, août 2016.

Les Echos sont désabusés : http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211174429667-maurel-et-prom-reussit-a-trouver-un-repreneur-2018204.php#xtor=RSS-41

Le Monde en parle gentiment : http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2016/08/02/djakarta-s-offre-le-petit-poucet-du-petrole-francais-maurel-prom_4977367_1656941.html

La Tribune titre froidement : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrole-le-francais-maurel-et-prom-va-passer-sous-pavillon-indonesien-589972.html

RF – 2 août 2016

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#LaDéconomieàcePointLàMoiJeDisQueçaDevientGênant #Jusquicitoutçavamieux

Frenchonomics

On va nous bassiner de #çavamieux sur tous les indicateurs (d)économiques, financiers, diplomatiques, soci(ét)aux, jusqu’à l’été 2017 et plus si affinités, contre toute évidence, toute vraisemblance, toute décence …

Ça ne va pas être un très boulversifiant changement, ça fait 3(5) ans que ça dure …

https://renaudfavier.com/2014/08/28/frenchonomics-de-la-deconomie-generation-tchatche-a-la-macroneconomie-a-lattali-e-la-nave-va-mais-ou/

Ainsi soi(en)t-il(s).

Mais c’est quand même abracadbrantesque, l’autosatisfaction électorale de privilégiés protégés par des statuts scandaleux et/ou dans des bulles à crédit (provisoirement) gratuit alors que n’importe quel entrepreneur encore vivant (35 ans de sabotage économique ont sacrément écrémé le paysage, entre faillites, ventes à l’encan et à l’étranger, et exils plus ou moins volontaires) pas BTPiste bien connecté, gamin bulle startuper à la mode, ou communicant accroché comme une bernique sur son rond-point bétonné à grands coups d’endettement public, est au bord du burnout, que n’importe quel journaliste économique sachant compter jusqu’à 11 (la plupart continuent « valet, dame, roi, as » après 10) ne peut que pleurer devant l’amas de sabotages syndicaux au bras de déconnades gouvernementales sous les hourras de gamins en short agitant leurs petits bras et de thnktankers à côté de leurs Berluti prenant la vessie du revenu universel pour une lanterne magique, et que n’importe quel gamin de classe de seconde constate que la France Potemkine et l’emploi pas trop fictif en général, l’économie productive et le made in France en particulier, fonce dans le mur en klaxonnant que « Jusqu’ici, ça va mieux ».

En trois twits pour agacer le neurone entre le pastis et la pétanque, ou vice-versa :

  1. Sur la déconomie social(ist)e qui ne marche jamais nulle part mais tant qu’on perd on joue, surtout avec l’argent des autres quand on touche une marge sur le gâchis : on est juste dans un écosystème social-couillon courant destructeur de l’existant et promoteur d’utopies dangereuses non sans saboter l’enseignement et l’éducation, option sabotage économique généralisé avec chômisme pour tous voulu et exil des talents et capitaux désiré par les apparatchiks : y’a un petit espace vital dans la bulle des incubateurs à StartUp, ensuite faut se tirer d’une façon ou d’une autre, le plus facile, sinon patriote, étant de se vendre à quelqu’un payant sur un compte au Delaware ou à Singapour, sinon à Panama … le plus pervers de se faire coter au Nasdaq et/ou d’aller chercher des partenaires/investisseurs minoritaires hors de France comme si la fin de l’histoire, la prise de contrôle, puis petit à petit le transfert de la substance, puis des emplois, vers l’étranger, n’était pas connue d’avance … car avant on a eu GemPlus, Bull, Alcatel, (Business Objects, c’est otchoz, les couillons de petits porteurs qui croyaient que les arbres boursiers montent au ciel n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, sans l’excuse d’avoir pu croire, comme avec Eurtotunnel, participer à la construction de l’avenir de l’Europe) sucés par des vampires avec la complicité des dirigeants sous les applaudissements des actionnaires, ensuite la boite de soldes privées du frangin de NKM, le petit roi de la robotique Albaran, et puis Captain Train etc etc etc achetés par de bienveillants cannibales, et maintenant, le gars des robots chirurgiens explique sur BFM (le lendemain d’un replay malencontreux de son interview par Edwige Chevrillon du 1er avril dans laquelle il disait que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes) que #çavamieux depuis que le Yankee Zimmer a acheté ses 80 employés dont une cinquantaine à Montpellier qui faisaient fantasmer les abonnés aux Pravdas de chez Axelle Lemaire et Emmanuel Macron et bander les apparatchiks plus ou moins bercyens du FrenchTech … OK, j’arrête, sinon ça va ronchonner comme dans le groupe French StartUp quand on leur dit que c’est pas le tout d’agiter ses petites mains pour commander plus de pizza gratuite au babyfoot de la pouponnière subventionnée par BPIFrance ou autre machin public ou parapublic national ou local en attendant le voyage de classe BusinessFrance au CES de Vegas…
  2. Sur les « incroyables talents de la France qui a tout pour réussir », comme répètent à longueur d’ondes entre un replay et un commentaire du drame sanglant du moment les médias en relâche l’été : le problème de la crème de la crème des djeuns de maintenant, c’est qu’à force de jouer à twitter, facebook et Pokemon Go en amphi, et de croire qu’un pitch d’ascenseur bâclé suffira à faire un business plan et convaincre des investisseurs au-delà de leur petit cercle de love-money et des apparatchiks de la finance incapable avec l’argent des autres, ils deviennent non seulement superficiels et non performants, mais gravement paresseux, ce qui peut nuire salement à la santé des entreprises, grandes ou petites, dans lesquelles ils sévissent sous les ordres des désabusés de la génération sacrifiée pour que les baby-boomers puissent squatter forever les places au soleil  pas réservées aux hauts fonctionnaires défroqués.
  3. Sur la « Nouvelle Economie » dont on fait semblant d’espérer qu’elle relayera l’ancienne pour assurer prospérité, progrès et maîtrise de notre destin : sans vouloir (quoique …) me mettre à dos le barbarocosme et déclencher des levées de petits bras dans le startupocosme, je crois que contrairement à l’hystérie collective pour la nouvelle (d)économie, le FrenchTech, l’ESP et toutes ces innovations entrepreneuriales importées de chez les hippies de SF, on a tort de penser que le hourra entreprenariat sans cravate ni organigramme est un nouveau modèle (on disait « paradigme », avant), voire une voie de sortie par le haut de la crise de croissance du libéralisme mal régulé et malade de la cupidité sans foi ni loi, c’est juste comme le socialisme ou autres utopies plus ou moins souriantes, y compris le capitalisme et les religions globales, un système où la plupart des participants sont baisés, que seul un ensemble de croyances et de règles maintient debout, avec quelques nababs et réussites plus ou moins fulgurantes cachant des forêts d’échecs taille Amazonie et de génocides de talents façon tribus indiennes …

Bref, jusqu’ici, et vraisemblablement jusqu’autour de mai-juin 2017, #toutçavamieux, mais il va vraiment falloir e-publier le tome 2, ou au moins une version « revue et complétée » de #Frenchonomics avant la liquidation judiciaire et la mise sous co-tutelle FMI/Berlin.

https://frenchonomics.wordpress.com

Renaud Favier – 28 juillet 2016

 

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Bonnes vacances, keep cool, relax, et bonne route … vers la rentrée

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Crédit : Inconnu via Google

Bonnes vacances, rechargez les batteries de compétitivité.

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Servair vendu (à la Chine) par Air Fance, c’est (très) agaçant, mais Accor sous pavillon chinois, c’est (très) inquiétant

La France a perdu son AAA, et laissé partir quelques « fleurons », au premier rang desquels, du point de vue alphabétique, Alstom (GE est parti avec les activités électriques, la division « transport » est provisoirement toujours « française ») et Alcatel (qu’on croyait tiré d’affaires et partir vers des lendemains enchanteurs après la fusion avec Lucent et l’absorption des Bell-Labs, las …), dont les vieux grognards de la compétitivité française se souviennent qu’ils furent adossés l’un à l’autre en une sorte de surpuissant « Siemens à la française », à la fin du siècle dernier.

Restent deux « A », Air France, Trésor National emblématique du pays des Blériot, Mermoz, Dassault, Lagardère et Concorde (ce dernier en garde partagée avec les Britanniques, certes), et Accor, symbole du rebond conquérant d’après-guerre et de la réussite durable à l’international. Las … Air France est gangrenée de ses barons gras et tenaillée entre les dopés du Golfe et les affamés low-cost, tandis qu’Accord semble inexorablement grignotée  par ses actionnaires étrangers, comme le ClubMed et les palaces parisiens ou de la Côte d’Azur en leur temps.

La France flotte vers un petit BBB, qui durera ce qu’il durera : BNP, Bouygues, et B…PIFrance (honni qui « vous avez dit Bézard » y pense), actionnaire de référence des canards Boiteux à gaver en saison électorale, des ETI à recapitaliser faute de mieux, et des Business plans incertains de StartUp biberonnées à l’avenir douteux, et vice-versa.

Vraiment, ça va vers le mieux ?

https://frenchonomics.wordpress.com/2016/06/03/noncanevapasmieux-vous-vous-inquietez-pour-accor-cest-servair-qui-senvole-en-chine/

Renaud Favier – 3 juin 2016

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Fuite de sièges et pertes de compétitivité … #Speedy s’en va donc chez Bridgestone, maintenant

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Crédit : Le Honzec / Contrepoints

Le gouvernement espérait-il enrayer l’hémorragie de sièges sociaux en organisant la pénurie de carburant, en suscitant des grèves dans les transports publics, et en priant -avec un succès incontestable, pour le coup- pour une météo pourrie bloquant les routes ?

(Encore) Raté !

Aujourd’hui, c’est Speedy (chaine de vente/montage de pneus créée en 1978, française d’origine, un temps sous contrôle japonais, reprise par son management depuis 4 ans, revenue à l’équilibre) dont on annonce le rachat par le Japonais Bridgestone, soucieux de prendre des parts de marchés aux fabricants de pneus d’origine européenne (au premier rang desquels, Michelin) en France.

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Crédit : AFP

Complément (La Tribune) : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/speedy-france-passe-sous-pavillon-japonais-575112.html

Déjà que tout n’allait pas pour le mieux, jusqu’ici …

– Le siège de Technip quittera Paris pour Londres (fusion avec un Américain)
– Le siège d’Alcatel dégage en Finlande (dispersion des cendres du Plan Calcul)
– Le siège de Lafarge rejoint la Suisse (mariage de raison en béton avec Holcim)
– Le siège de la moitié « énergie » d’Alstom est parti aux Etats-Unis

No comment sur les plus « petits » genre Norbert Dentressangle, sur les startups économiquement viables (à ce stade, BlaBlaCar semble encore français, sinon, entre rachats plus ou moins amicaux et envols plus ou moins fiscaux de #geonpis, c’est Gravelotte), et sur les créations d’entreprises directement à Londres, avec ou sans crainte de Brexit, et délocalisations de holding financières à Genève, Lausanne, ou ailleurs, par des exilés plus ou moins volontaires.

Heureusement, il y a des secteurs d'(in)activité où #çavamieux (en tout cas, ça ne s’en va pas) …

Le siège de la CGT reste à Montreuil.

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Crédit : CGT

Le Politburo du PS ne quitte pas son terrier à éléphants permafrosté du très chic 7ème arrondissement.

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Crédit : France Télévision

Et l’Elysée ne sera évacué que quand il faudra bien vendre au Qatar ou à d’autres investisseurs aux poches profondes les derniers gros bijoux immobiliers de famille France, quand les taux remonteront, quand les marchés cesseront d’assimiler le risque français à la dette allemande, ou/et quand la dernière boite payant des impôts en créant de vrais emplois viables dans l’économie réelle aura plié les gaules …

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Crédit : Observatoire des Gaspillages

Ciao, Speedy.

RF – 31 mai 2016

 

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Fatale attractivité ?

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BusinessFrance et autres administrations nationales et territoriales longtemps en charge de la compétitivité du commerce extérieur se passionnent pour leur nouveau métier de racolage d’investisseurs (prédateurs ?) étrange(r)s et de propagande internationale sur l’attractivité.

Il peut sembler plus immédiatement, et politiquement, rentable pour l’emploi, voire plus facile pour les administrations et « machins » parapublics plus ou moins en charge de faciliter la croissance, d’attirer des investisseurs étrangers que de doper la compétitivité des entreprises et faciliter la vie des entrepreneurs, mais c’est un calcul à courte vue, souvent électoral, et seule la production exportable par des acteurs économiques ayant leurs racines et centres de décision dans un pays y créée de l’emploi durable (et des rentrées d’impôts et taxes pas trop exilés en tel ou tel paradis fiscal).

De nombreuses PME en Europe, y compris en France sous cloche(s) étatiste(s), ont en théorie encore un potentiel à l’export si on les laisse travailler dans des conditions à peu près normales, sans les asphyxier, les ruiner ou décourager leurs actionnaires, pourvu qu’elles ne baissent pas toutes pavillon face aux lubies de maintenant.

Un point de vue britannique : http://export-experts.co.uk/agile-exporters/

RF – 25 avril 2016

 

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La semaine de l’industrie (14-20 mars) 2016 fait-elle « pssschitt » ?

La semaine de l’industrie 2016 fait un flop (encore plus monumental que les années précédentes) …

C’était pourtant assez bien vu pour le buzz avec vidéo Périscope sur Twitter et les photos dans facebook et les médias papiers, de placer la (6ème ?) semaine de l’industrie entre le salon de l’agriculture et l’Euro de foot, en évitant les vacances scolaires … las, c’était compter sans les (d)ébats étudiants sur #LoiTravail …

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Crédit : CC BY 2.0 – Daniel Wehner via Savoirs & Connaissances

Pour les passionnés, le site du gouvernement fait le service minimum avec quelques liens vers des dossiers plus récents que le bilan du commerce extérieur mi-2014 qui traine (trône ?) sur la page de la « Nouvelle France Industrielle » manifestement gérée à temps perdu par un geek stagiaire http://www.gouvernement.fr/action/la-nouvelle-france-industrielle

Sinon, LesEchos tentent avec une bonne volonté exemplaire de mobiliser quelques lecteurs sur l’industrie du futur sauce BPIFrance http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/021763222525-industrie-du-futur-le-tour-du-monde-des-strategies-des-pays-1206792.php

Les hashtags, c’est #IndustrieduFutur et #SemaineIndustrie … on trouve quelques photos paresseuses de Macron s’extasiant à un concours d’affiches pour lycéens à Bercy ou se promenant dans un lycée pro à Grasse, deux ou trois liens besogneux de BPIFrance ou d’autres administrations de Bercy, et un twit limite gag de Gattaz …

 

Bonne (fin de) semaine de l’industrie.

RF – 16 mars 2016

 

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Du French Bashing au French Washing

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Avant, les « machins » publics ou parapublics et les stagiaires de leurs agences de com’ brûlaient le cash du contribuable (c’est gratuit, c’est l’état qui paye) et l’argent emprunté à taux zéro (jusqu’ici, tout va bien, mais si les taux montent ou si les marchés décident de ne plus considérer Paris comme la capitale d’un Land allemand bénéficiant de la garantie de fait de la Bundesbank et/ou la BCE, ça pourrait très mal tourner avec 4% de déficit officiel incompressible sans compter les trucs externalisés et/ou territorialisés, et +100% de dette/PIB sans même compter le hors-bilan et sans provisionner pour le nucléaire, entre autres) pour contrer le « French Bashing » auquel se livraient des pénibles comme le PDG de Titan (l’entrepreneur un brin rustique qui proposait de racheter une usine de pneus en pré-faillite à Amiens, que Montebourg et ses fans hauts fonctionnaires de Bercy et syndicalistes ont envoyé compter les tracteurs aux Amériques, et qui s’en félicite depuis chaque matin en se rasant), les expatriés fiscaux pas contents (la baisse des prix de l’immobilier à Paris est très dommageable pour le niveau de vie à Londres ou Lausanne des exilés propriétaires d’immeubles de rapport en France, et la disette budgétaire des ministères parisiens nuit gravement à la qualité des cocktails d’ambassade et aux frais de scolarité pour les parents d’élèves dont la boite ne paye pas les études des gosses), et les déçus d’une dérive certaine, sinon d’un naufrage, de la France.

Mais c’était avant.

Maintenant, on a le French Washing en boucle sur Twitter, Facebook, Youtube et LinkedIn (byzeway, on n’entend plus parler de vente de Dailymotion ou Viadéo, soit ça a été fait en catimini, soit les prédateurs sont occupés à lire les due diligences sur des pépites en sortie d’incubateur subventionné genre Captain Transport) à chaque fois qu’une boite d’obédience plus ou moins française rapatrie en France le fartage d’un ski, l’assemblage final ou l’emballage de pièces ou ingrédients de sous-traitants étrangers, ou le gonflage d’un canot pneumatique, parce que l’Euro a baissé, que les subventions ont augmenté (la guerre interrégionale entre agences de provinces françaises, y compris voire surtout autour de Paris, pour les investissements étrangers abouti à des trucs délirants), et/ou que les tarifs du fret d’Asie vers Europe deviennent inabordables à cause des tsunamis de gadgets électroniques made in China, des montagnes de textile made in loin ou ailleurs, et d’agneau pascal made in Pacifique.

#MadeinFrance, vaste programme, et ce n’est pas le théâtre d’ombres sur la #LoiTravail (on ne sait pas si le mari trompé est Hollande ou Gattaz, ni si l’amant dans le placard est Valls ou Macron, mais le cocu est indubitablement l’emploi, et les lycéens les ballots utiles qui applaudissent comme des enfants devant Guignol au Luco) qui va améliorer les choses.

Ceci médit, « French Washing », ça ferait un tristement bon titre de eBook sur les investissements plus ou moins étrange(r)s et autres relocalisations plus ou moins bien intentionnées et le #MadeinFrance (ou pas) réel ou Potemkine …

RF – 16 mars 2016

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