Un bouquin « à la Porter » sur la #compétitivité par un prof à l’Essec, ça se lit

Point n’est besoin d’avoir fait Harvard pour comprendre qu’il vaut mieux être plus compétitif que ses concurrents, ni pour analyser comment y parvenir durablement, mais enseigner dans une grande business school ne peut pas nuire à la qualité de la réflexion.

Cf Jérôme Barthélemy : http://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-la-compétitivité-des-entreprises-autant-dun-pays-barthélemy?trk=hp-feed-article-title-hpm

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« Direct » de #Davos : le « modèle » suisse (aussi) en danger ?

Switzerland China

Chinese Prime Minister Li Keqiang poses together with the Swiss yodel group  »Saengerrunde Zurich » in Embrach, Switzerland, Friday, May 24, 2013. Li Keqiang is on an official visit to Switzerland until Saturday. (AP Photo/Keystone,Walter Bieri )

Même le modèle helvétique n’est plus au-dessus de tout soupçon de risque dans le monde réel de maintenant, mais la Suisse semble s’adapter beaucoup plus efficacement, pragmatiquement, voire intelligemment que d’autres (honni qui « ses voisins francophones » y pense) aux changements  … cf la session ad-hoc au Forum de Davis, en ligne sur  http://www.weforum.org/events/world-economic-forum-annual-meeting-2016/sessions/is-the-swiss-model-under-threat

Renaud Favier – 22 janvier 2016

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Résolution (révolution ?) 2016 : Plus de compétitivité qu’en 2015, moins qu’en 2017 …

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Avant, du temps ou les hauts fonctionnaires politisés patrons salariés d’administrations à caractère industriel et/ou commercial et/ou de boites nationalisées depuis plus ou moins de décè(nnie)s nommés par d’autres hauts fonctionnaires politisés morts-vivants nommés ministres par d’autres etc etc etc … espéraient se faire nommer ministres pendant le premier septennat de François Hollande (et bénéficier des privilèges y afférents, y compris de über-retraite en cumul des nombreux avantages déjà acquis grâce essentiellement au diplôme de haut fonctionnaire à vie sans obligation d’aucun résultat ni même d’aucun travail pour les mieux sortis dans les plus grands corps, obtenu à 20 ans parce que les parents connaissaient les filières efficaces et/ou logeaient à proximité d’écoles élitistes et autres cours privés, aux nominations par copinage ou sur un malentendu, etc en en passant des meilleures et des pas mûres …) grâce à des rapports sur la compétitivité, l’image internationale du pays, ou autres tartes à la crème de l’économie dite « mixte » et de la politique économique d’avant l’invention de la télé couleur, on parlait un peu de compétitivité en attendant le retour des Trente Glorieuses, dans les coquetailes de Bercy et dépendances.

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« BIG » (2015) … Bang, ou Psschitt ?

Mais c’était avant la über-mode des autobus en province (on avait pensé aux taxis parisiens, à über, ou à la SNCF, mais il a semblé préférable aux fonctionnaires de Bercy d’autoriser le cabotage interprovincial en autobus made in Germany ou Sweden -pour rappel, Renault a vendu sa branche « autobus » il y a des lustres-), des startup à Paris (il y a quelques pépinières avec baby-foot et jardins de TPE infantiles en province, mais le tsunami de la startupofolie touche majoritairement le Grand-Paris -un tiers du PIB français, tout le reste est littérature pour étudiant en prépa HEC, ou exception à la règle genre un peu d’aéro autour de Toulouse parce que les cadres de Deutsche Airbus aiment bien venir se taper un cassoulet de temps à autres, quelques mutuelles d’assurance à Niort, et des ports en bord de mer, sinon, relire « Paris et le désert français » plutôt que de rêver que le BigData et le haut débit vont transformer le pays en galaxie décentralisée- et ce n’est pas le bigmachin de Xavier Niel entre la FNAC du Cours St Emilion et l’Institut de la Mode qui va changer la donne), et du numérique partout, avec pivots pour tous, #madeinFrance pour les biobos assez friqués et derniers rentiers pas en Suisse ou en Belgique, blockchain à gogo pour être social et solidaire, et financement participatif pour tous les trucs trop risqués et/ou pas assez viables (faut pas prendre les investisseurs pour des lapins crétins, quand un truc potentiellement  rentable est lancé par des entrepreneurs à peu près crédibles, les banques sérieuses et business-angels raisonnables ne vont pas mendier du crowdfunding à leur boulangère ou partager le gâteau avec le tribuable via BPIFrance ou les pompes à fric région-électorales), FrenchTech en bande organisée de diplomatie (d)économique à Las Vegas** ou Silicon Valley, toussa-touça.

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If you can’t avoid (French)Tech, enjoy (French)Tech

Maintenant, les salariés passivement optimistes des boites pas encore en pré-faillite ou en instance d’exil serrent les fesses en espérant tenir jusqu’en 2017* sans être vendus à des investisseurs étrangers ou exilés aux intentions trop immédiatement liquidatrices, tandis que les plus volontaristes se battent pour essayer de produire en France malgré le code du travail ce que leurs collègues ont réussi à vendre à l’étranger en vantant la technologie, la créativité, et la qualité française (et la mise à la retraite de Montebourg et quelques autres souriants dangers publics se croyant encore au temps de Brejnev) malgré les images du DRH d’Air France mis à oualpé, l’hibernation du patronat, et le crédit-crunch pour les boites n’ayant pas 5 ans de BFR en tréso (rémunérée à taux zéro, ce qui ne dope pas la compétitivité des dernières boites pas encore exsangues, mais c’est un autre sujet, ou pas).

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Let’s disrupt ! What else, anyway ?

Bonne année de course à la compétitivité au pays de la déconomie socialiste et solidaire de marché quand même …

RF – 4 janvier 2016

PS : n’empêche que pour atteindre 2017, il faudra déjà être sacrément (plus) compétitif (en 2016 qu’en 2015), parce que même si les Français lucides voient l’économie française comme elle est maintenant, moitié Kafka en soins palliatifs, moitié cours de maternelle et moitié cimetière des éléphants, et s’organisent pour pomper ce qu’il reste de subventions à taux zéro et de fric à crédit pour des marchés publics, la compétition internationale sera cette année plus féroce qu’en 2015, et moins impitoyable qu’en 2017, tant sur les marchés export et assimilés ouvert à la concurrence du monde entier, que pour piquer aux consomma(c)t(u)leurs français ce qu’il leur reste de bas de laine et de capacité d’endettement pour se payer de quoi se nourrir plus ou moins intelligemment, se loger plus ou moins bien, se soigner à peu près comme avant, et se consoler de la crise en se payant des paquets de trucs inutiles, de services loin d’être tous indispensables, et de machins pas durables en quantités délirantes.

*: les optimistes espèrent (encore) un « changement » en 2017

**: le CES de Las Vegas, qui se tient à la saison de la galette des rois entre les casinos et le désert, honni soit qui mal ou « Mardi-Gras » y pense, est à l’électronique grand public mondiale en général, et aux startupers mondains français en particulier, ce que la fête de la truffe de Sarlat est à la gastronomie périgourdine : il faut y aller renifler et s’y faire renifler si on veut compter dans le FrenchTech et se faire financer par du BigMoney dans le HighTech, et c’est presque gratuit d’y aller si on utilise un peu habilement les subventions des machins publics et parapublics de soutien à l’export et autres appuis d’agences de développement économique.

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Et (encore) trois CAC40 de chute en 2015 …

En 2015, la France a perdu 3 CAC40 au soir du 28 décembre, en espérant que rien d’autre n’arrivera au chapitre des Bérézina pendant les 3 derniers jours de l’année : ce qu’il restait d’Alstom (rappelons que la CGE, devenue Alcatel-Alsthom, rivalisait avec Siemens et autres géants mondiaux avant les 30 calamit(terrand)euses) passé, pour l’essentiel, à General Electric ; les restes d’Alcatel repris par Nokia après 9 exercices déficitaires sur les 10 dernières années dans un secteur pourtant ultra-porteur ; et Lafarge, qui a élégamment tiré sa révérence en épousant le Suisse Holcim.

Triste record annuel (à battre ? à abattre pour abréger les souffrances ?) pour le pays de l’économie mixte co-administrée par les fonctionnaires pas encore pantouflards dans les banques et des syndicalistes préférant arracher les chemises que les mouiller, des grands groupes allant plus ou moins volontairement chercher la croissance durable, un actionnariat moins soviétique, et une fiscalité raisonnable à l’étranger, et des investisseurs qui préfèrent la vieille pierre parisienne à la construction d’empires modernes, et dont la compétitivité est jour après jour démont(r)ée par l’absence structurelle, à croire que c’est voulu, de croissance des PME pas encore en faillite et/ou liquidées pour éviter la fiscalité sur les transmissions, la surmortalité infantile des StartUp coûteusement biberonnées (et/ou leur exil dés les subventions avalées, ce qui revient au même pour la prospérité et l’emploi en France), et le coulage plus ou moins accéléré des derniers gros fleurons genre Renault (en salle d’attente pour le Japon), Air France (qui sera soit rattrapée par les bretelles par BPIFrance, soit avalée par KLM en duo avec une des nouvelles compagnies de Dubai ou du Qatar), ou SNCM (no comment, d’autant que la boite est déjà morte depuis un moment, que son ex navire amiral le Napoleon Bonaparte a été vendu en catimini pour la ferraille après son tragi-comique naufrage à quai dans le port de Marseille, et qu’on n’a pas le droit de dire qu’il est contreproductif, voire pervers de verser des tombereau de pognon pompé aux tribuables productifs dans les tonneaux des danaïdes corses en particulier et ultramarins en général).

Un topo du Monde, Pravda aux mains d’amis du Pouvoir (les « BNP », Bergé, milliardaire rose de toujours ; Niel, surfeur internet proche du PS autant par intérêt que par idéologie post-68arde ; Pigasse, vieux faux jeune affairiste salarié de la banque Lazard sympathisant et financier du PS, également co-propriétaires en bande organisée de Télérama et de Libé, entre autres organes de presse communautariste parisienne subventionnée vendue par abonnement aux fonctionnaires, par facilité aux étudiants de ScPo et autres écoles de business, et par habitude ou complaisance en province) peu suspecte de surestimer l’ampleur du naufrage de l’économie en particulier et de la France de maintenant en général http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/25/l-annee-ou-trois-groupes-du-cac-40-ont-ete-vendus-a-des-etrangers_4838004_3234.html

Frenchonomics

RF – 28 décembre 2015

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C’est la saison de mettre à jour son CV

Tout le monde a créé son profil LinkedIn (Viadéo, ça ne peut pas faire de mal) un jour de pluie option RTT ou en séminaire de team-building, beaucoup pensent de temps en temps à le mettre un peu à jour (voire à le pipeauter plus ou moins gravement sous l’influence d’un consultant RH ou d’autres stupéfiants), et il commence à y avoir des générations Y ou Z qui postent leur CV en vidéo sur Youtube ou sur des plateformes plus ésotériques (les bons codeurs et geeks capables de bosser en équipe n’ont pas besoin de se compliquer la vie avec ça, il leur suffit de s’inscrire sur un site de rencontres entre créateurs de #StartUp et compétences internet indispensables pour avoir une chance d’arriver à mettre en route un site à peu près opérationnel, raisonnablement user-friendly, et un tant soit peu sécurisé), mais vous, personnellement, vous embaucheriez la personne qui se cache derrière votre profil ?

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RF – 18/12/2015

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Labourage et pâturage (et industrie automobile ?) seront-ils encore longtemps les mamelles de la #Compétitivité de la France ?

Avant, on considérait les exportations agricoles et agro-alimentaires (ainsi qu’automobiles) comme d’indestructibles, voire éternels trésors de la France.

Mais c’était avant (qu’on n’ait plus comme seule planche de salut sérieuse Airbus, que l’Allemagne domine de plus en plus, et comme seul miroir aux alouettes le numérique, étant rappelé qu’on a sabordé Bull et Alcatel, raté le virage internet après les balbutiements réussis du minitel, et que la croissance des startup en France est aussi mal barrée que celle des PME).

C’était quand la guerre de 100 ans empêchait les paysans de travailler (voire de simplement survivre) sans les transformer en fonctionnaires tristes, quand le phylloxéra dévastait deux millénaires (si, ça s’écrit comme ça) de patient travail sans terrasser l’intelligence et le courage des vignerons et des scientifiques les aidant en lisant Kipling, et quand les éleveurs étaient soutenus tant par leurs clients que par leurs ministères pour résister tant aux folies des (h)uns qu’aux normes barbares des autres (Saint Tafta, priez pour l’agriculture raisonnable …) sans transformer leurs élevages en camps d’extermination.

Maintenant,  ça pourrait devenir (aussi) compliqué (que dans l’industrie en général et l’automobile en particulier).

Un bon exemple de perte de maîtrise de son destin et de fuite de siècles de labeur et savoirs vaut autant qu’un long rapport jamais lu comme tous ceux qui encombrent les cartons à chaque remaniement ministériel et saturent les ordinateurs de la BNF …

Regardons les tracteurs, dont il ne reste en France qu’une usine Massey-Ferguson (du temps où les USA considéraient encore raisonnable d’investir en France pour y produire des biens industriels destinés aux marchés français, post-coloniaux et proches  voisins, c’était avant, Montebourg/Titan n’ayant servi que de révélateur), les restes de l’ancienne branche agricole de Renault maintenant contrôlés par une boite allemande (c’est comme pour les camions et autobus vendus pour financer les bonus, les pertes et/ou le parti des fonctionnaires financiers ayant au mieux réussi à chiper le business de l’Espace à Matra et à opportunément rapter Nissan et Logan à crédit gratuit, au plus tristement classique dans l’industrie française administrée ou pas raté l’internationalisation aussi lamentablement que la montée en gamme ou l’hybride et laissé la Régie s’engourdir en attendant une OPA rampante « à la Alcatel-Alsthom ou Lafarge » ou pire un dépecage plus ou moins volontaire « à la Péchiney ou Usinor-Sacilor »).

Requiem pour le tracteur français (honni qui « et c’est pareil pour les cuves à vin, et on roule à tombeau ouvert vers la même chose pour les bagnoles ,entre autres » y pense) http://www.terre-net.fr/materiel-agricole/tracteur-quad/article/la-france-3eme-pays-producteur-de-machines-agricoles-en-europe-207-99691.html 

RF – 15 décembre 2015

PS : quand les bêtes à concours administratifs parisiennes irresponsables jouent aux petites voitures (ou à n’importe quel jeu sérieux  pour adultes pas trop gamins attardés) avec l’argent des nôtres comme leurs aînés du Crédit Lyonnais grande époque, ça peut faire sourire les construct(u)eurs étrangers et le(ur)s financiers et actionnaires globaux, mais ce n’est pas drôle pour la France, son passé et son avenir …

Sandouville:Macron and Ghosn inaugurate a new production plan

Crédit : Les Echos

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Et encore un rapport sur la compétitivité qui sera jeté directement à la poubelle

 

Et maintenant, 100 pages de rapport sur le déficit commercial qu’un élève de 1ère année de ScPo ou HEC aurait pu « écrire » en copiant-collant quelques graphiques des douanes au milieu de bouts de discours de secrétaires d’état au commerce extérieur … le logo France Diplomatie en bas du pdf (mis en ligne rapidement après la remise du rapport à un quarteron de parlementaires ayant manifesté un intérêt pour les questions de compétitivité internationale, c’est à noter en des temps d’état d’urgence où la parano règne et de négociations TAFTA dont aucun citoyen télésect-électeur pas tribuable mais presque, moins encore le sous-ministre français intérimaire provisoirement en charge du dossier piloté à Bruxelles, ex-fan de DSK et poulain de Cahuzac devenu hollandais, successeur du fiscalement phobique Thomas Thevenoud, un dénommé Matthias Fekl ayant son « fief » de politicien professionnel dans le Sud Ouest, ne peut obtenir le moindre debriefing, même en anglais ou allemand) est le seul résultat concret du transfert de « compétence » de Bercy au ministère des affaires étranges.

Fekl et Cahuzac source SudOuest  septembre 2014

« Toi aussi tu t’occupes d’international ? » – Crédit photo : SudOuest

Pour les fans du (faux) jeune (secrétaire d’état) socialiste Matthias Fekl (ou les étudiants et retraités qui s’intéressent encore à la déconomie de la France en général, et à la Bérézina de la compétitivité des résidus de feu son industrie et au naufrage de son commerce extérieur de biens et services sinon produits en France par des entreprises d’obédience française, au moins assemblés en France dans des sites vendus à des investisseurs prédateurs opportunistes et autres exemplaires exilés plus ou moins fiscaux (comment leur en vouloir, à ces pragmatiques, il est à peu près impossible d’entreprendre maintenant dans ce pays au-delà de la phase initiale de pompage de subventions, et tout à fait stupide d’y gagner de l’argent qui sera surpompé en impôts et taxes dont les produits sont généralement gaspillés ou détournés) en particulier, le rapport est consultable en ligne et/ou téléchargeable sur le site du Quai d’Orsay : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/actualites-liees-a-la-diplomatie-economique-et-au-commerce-exterieur/2015/article/diplomatie-economique-presentation-par-matthias-fekl-du-rapport-2015-sur-la

RF – 14 décembre 2015

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Le roi Brésil est nu(l), maintenant ?

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Que le village potemkine de Chavez s’écroule, que l’Argentine encore et toujours péroniste coule toujours, ou que tel ou tel coin exotique dirigé par un local de l’étape exemplaire ou scandaleux fasse provisoirement un peu de buzz sur Twitter, c’est presque dans l’ordre des choses de cette Amérique Latine qu’on surnommait autrefois l’Extrême Occident, mais que le Brésil qu’on croyait devenu (plus) sérieux (que la France, par exemple), gestionnaire efficace sinon écolo de ses formidables ressources naturelles, et redistributeur raisonnable, sinon exemplaire, de sa manne pétrolière … que le Brésil qu’on aime aimer s’effondre comme son équipe de foot face à l’Allemagne en envisageant de destituer sa présidente, c’est la fin d’un monde (on ne sait pas encore si c’est la fin du monde d’hier, comme toujours, de celui d’aujourd’hhui, comme d’hab’, on celui de demain, comme un château de carte même pas hispanophone).

Courrier International a fait un assez bon topo aux standards des journaux (en) français, sinon, voir la presse anglo-saxonne pour du papier utile et réaliste http://www.courrierinternational.com/article/economie-le-bresil-senfonce-dans-une-crise-historique

RF – 4 décembre 2015

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Bref, la compétitivité export est (encore plus) mal barrée (qu’avant)

Avant, la France avait des exportateurs (dont pas mal appartenaient à des intérêts étrangers, délocalisaient pour la compétitivité et/ou la fiscalité, et/ou vivaient leur vie avec ou sans taille critique mais le plus loin possible des politiciens nationaux ou territoriaux, bureaucrates, consultants et assimilés), des entrepreneurs souhaitant/pouvant/devant exporter pour se développer et/ou survivre, et un petit ministère croupion de Bercy tentant de coordonner un tant soit peu des paquets de machins nationaux, territoriaux, publics, parapublics, subventionnés et/ou réputés privés plus ou moins inefficaces.

Mais c’était avant.

Maintenant, on a BusinessFrance (le machin résultant de la fusion du truc chargé d’aider les PME ne parlant pas anglais à l’export et du bidule supposé attirer des investisseurs étrangers ne parlant pas français autour des pôles de compétitivité), une compétence de développement économique au niveau des régions (évidemment aussi incompétentes que désorganisées et en rivalité les unes avec les autres en attendant les über-régions et autres métropoles) parce que l’état n’a plus le fric pour rien faire et que c’est à la mode de régionaliser alors même que la France n’avait pas la taille critique, et le secrétariat d’état au commerce extérieur est rattaché au Quai d’Orsay avec pour rôle essentiel d’essayer de savoir ce que Bercy essaye de faire avec la relance des « protocoles » et ce que contient le projet TAFTA négocié par Bruxelles parce que la diplomatie économique est une compétence européenne (pas totalement, le truc a été monté par un quarteron de fonctionnaires politisés qui ont fait en sorte de rester abonnés au Thalys en First, d’être invités permanents aux raouts genre Forum de Davos à la saison du ski ou Rencontres des Déconomistes d’Aix en Provence avant la tournée des universités d’été aux frais du tribuable, et de pouvoir squatter la Première d’Air France sur les vols Paris-Washington quand les fat cats du FMI et les lobbyistes n’y sont pas).

Bien entendu, le déficit du commerce extérieur est en mode Titanic comme l’emploi, la croissance et tout ce qui marcherait tellement mieux si les ministres de Chirac et Sarkozy avaient pu faire leur boulot sans être coincés entre les marteaux syndicaux (no comment, c’est quoi déjà le fromage républicain où on a parachuté l’ex patron du syndicat le moins fermé au dialogue social ?), les enclumes patronales (quand on voit le PtiGro du Medef, on se dit qu’on mettrait Hollande, Aubry ou n’importe quel sous-préfet de chambre de commerce, ça ne pourrait pas être pire), et les hauts fonctionnaires plus soucieux de se préserver des sièges confortables et jetons rémunérateurs dans l’économie ex-mixte (lire la banque, les trucs encore plus ou moins publics, et toutes les boites dépendant de la commande publique, de la régulation étatique, et/ou de réseaux de pouvoirs plus ou moins visibles), et le sciage de branche de salariés consommateurs préférant les bagnoles étrangères, les fringues et gadgets fabriquées par des esclaves, et la malbouffe industrielle globale.

Hommage à l’exportateur français inconnu (et aux chômistes et futurs chômistes dont l’emploi en France est/était peu ou prou connecté à la compétitivité export et/ou à l’absence sur ses marchés accessibles de concurrent(s) étranger(s) subventionné(s) pour s’implanter en France) et à toutes les victimes des Frenchonomics.

RF – 27 novembre 2015

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100 000 (ou plus) manifestants en Allemagne contre #TAFTA, un twit de sous-ministre en France

Bref, un accord de libre échange a été conclu il y a un quart de siècle entre les Amériques, un autre semble avoir été finalisé il y quelques semaines entre l’Amérique et l’Asie-Pacifique, et ça tchatche (mais en secret) depuis un moment entre hauts fonctionnaires discrets, voire mutiques, d’Europe et des USA en vue d’un traité transatlantique qui semblerait porter sur les spécialités gastronomiques européennes, l’exception culturelle française, les investissements des multinationales et quelques trucs anecdotiques comme la souveraineté de états, l’indépendance économique des entreprises, ou vice-versa.

Maintenant, des activistes allemands genre anti-tout, baba-cools plus ou moins pacifiques et autres « alter » en manque de grande cause d’indignation défilent (juste après le scandale du diesel VW aux USA, etonnisch, nicht ?), profitant des derniers jours de beau temps à Berlin http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l-allemagne-se-leve-contre-le-traite-transatlantique-921384.html

Les enjeux semblent majeurs http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/et-si-une-saucisse-faisait-capoter-le-traite-transatlantique-856217.html

A Paris, #TAFTA vaut bien un twit du sous-ministre français de maintenant qui parle allemand http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/tafta-l-ultimatum-de-la-france-920525.html

Doit-on sourire, ou s’inquiéter, voire s’indigner de l’instrumentalisation électoraliste (mais velléitaire, voire carrément stérile) du dossier en France ? http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-140544-quand-le-gouvernement-menace-le-traite-transatlantique-pour-seduire-son-electorat-1161213.php

Comme d’hab’, le round de négociations UE/USA va se conclure par l’abandon de quelque chose d’économiquement essentiel pour l’emploi et la croissance en France pour sauver un truc électoralement important pour le parti de gouvernement en campagne électorale en régions françaises (genre le régime des intermittents du spectacle ou le droit de propriété intellectuelle des chanteurs pour Français de rap en anglais ou pire).

Non ?

RF – 12 octobre 2015

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