#LaDéconomieàcePointLàMoiJeDisQueçaDevientGênant #Jusquicitoutçavamieux

Frenchonomics

On va nous bassiner de #çavamieux sur tous les indicateurs (d)économiques, financiers, diplomatiques, soci(ét)aux, jusqu’à l’été 2017 et plus si affinités, contre toute évidence, toute vraisemblance, toute décence …

Ça ne va pas être un très boulversifiant changement, ça fait 3(5) ans que ça dure …

https://renaudfavier.com/2014/08/28/frenchonomics-de-la-deconomie-generation-tchatche-a-la-macroneconomie-a-lattali-e-la-nave-va-mais-ou/

Ainsi soi(en)t-il(s).

Mais c’est quand même abracadbrantesque, l’autosatisfaction électorale de privilégiés protégés par des statuts scandaleux et/ou dans des bulles à crédit (provisoirement) gratuit alors que n’importe quel entrepreneur encore vivant (35 ans de sabotage économique ont sacrément écrémé le paysage, entre faillites, ventes à l’encan et à l’étranger, et exils plus ou moins volontaires) pas BTPiste bien connecté, gamin bulle startuper à la mode, ou communicant accroché comme une bernique sur son rond-point bétonné à grands coups d’endettement public, est au bord du burnout, que n’importe quel journaliste économique sachant compter jusqu’à 11 (la plupart continuent « valet, dame, roi, as » après 10) ne peut que pleurer devant l’amas de sabotages syndicaux au bras de déconnades gouvernementales sous les hourras de gamins en short agitant leurs petits bras et de thnktankers à côté de leurs Berluti prenant la vessie du revenu universel pour une lanterne magique, et que n’importe quel gamin de classe de seconde constate que la France Potemkine et l’emploi pas trop fictif en général, l’économie productive et le made in France en particulier, fonce dans le mur en klaxonnant que « Jusqu’ici, ça va mieux ».

En trois twits pour agacer le neurone entre le pastis et la pétanque, ou vice-versa :

  1. Sur la déconomie social(ist)e qui ne marche jamais nulle part mais tant qu’on perd on joue, surtout avec l’argent des autres quand on touche une marge sur le gâchis : on est juste dans un écosystème social-couillon courant destructeur de l’existant et promoteur d’utopies dangereuses non sans saboter l’enseignement et l’éducation, option sabotage économique généralisé avec chômisme pour tous voulu et exil des talents et capitaux désiré par les apparatchiks : y’a un petit espace vital dans la bulle des incubateurs à StartUp, ensuite faut se tirer d’une façon ou d’une autre, le plus facile, sinon patriote, étant de se vendre à quelqu’un payant sur un compte au Delaware ou à Singapour, sinon à Panama … le plus pervers de se faire coter au Nasdaq et/ou d’aller chercher des partenaires/investisseurs minoritaires hors de France comme si la fin de l’histoire, la prise de contrôle, puis petit à petit le transfert de la substance, puis des emplois, vers l’étranger, n’était pas connue d’avance … car avant on a eu GemPlus, Bull, Alcatel, (Business Objects, c’est otchoz, les couillons de petits porteurs qui croyaient que les arbres boursiers montent au ciel n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, sans l’excuse d’avoir pu croire, comme avec Eurtotunnel, participer à la construction de l’avenir de l’Europe) sucés par des vampires avec la complicité des dirigeants sous les applaudissements des actionnaires, ensuite la boite de soldes privées du frangin de NKM, le petit roi de la robotique Albaran, et puis Captain Train etc etc etc achetés par de bienveillants cannibales, et maintenant, le gars des robots chirurgiens explique sur BFM (le lendemain d’un replay malencontreux de son interview par Edwige Chevrillon du 1er avril dans laquelle il disait que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes) que #çavamieux depuis que le Yankee Zimmer a acheté ses 80 employés dont une cinquantaine à Montpellier qui faisaient fantasmer les abonnés aux Pravdas de chez Axelle Lemaire et Emmanuel Macron et bander les apparatchiks plus ou moins bercyens du FrenchTech … OK, j’arrête, sinon ça va ronchonner comme dans le groupe French StartUp quand on leur dit que c’est pas le tout d’agiter ses petites mains pour commander plus de pizza gratuite au babyfoot de la pouponnière subventionnée par BPIFrance ou autre machin public ou parapublic national ou local en attendant le voyage de classe BusinessFrance au CES de Vegas…
  2. Sur les « incroyables talents de la France qui a tout pour réussir », comme répètent à longueur d’ondes entre un replay et un commentaire du drame sanglant du moment les médias en relâche l’été : le problème de la crème de la crème des djeuns de maintenant, c’est qu’à force de jouer à twitter, facebook et Pokemon Go en amphi, et de croire qu’un pitch d’ascenseur bâclé suffira à faire un business plan et convaincre des investisseurs au-delà de leur petit cercle de love-money et des apparatchiks de la finance incapable avec l’argent des autres, ils deviennent non seulement superficiels et non performants, mais gravement paresseux, ce qui peut nuire salement à la santé des entreprises, grandes ou petites, dans lesquelles ils sévissent sous les ordres des désabusés de la génération sacrifiée pour que les baby-boomers puissent squatter forever les places au soleil  pas réservées aux hauts fonctionnaires défroqués.
  3. Sur la « Nouvelle Economie » dont on fait semblant d’espérer qu’elle relayera l’ancienne pour assurer prospérité, progrès et maîtrise de notre destin : sans vouloir (quoique …) me mettre à dos le barbarocosme et déclencher des levées de petits bras dans le startupocosme, je crois que contrairement à l’hystérie collective pour la nouvelle (d)économie, le FrenchTech, l’ESP et toutes ces innovations entrepreneuriales importées de chez les hippies de SF, on a tort de penser que le hourra entreprenariat sans cravate ni organigramme est un nouveau modèle (on disait « paradigme », avant), voire une voie de sortie par le haut de la crise de croissance du libéralisme mal régulé et malade de la cupidité sans foi ni loi, c’est juste comme le socialisme ou autres utopies plus ou moins souriantes, y compris le capitalisme et les religions globales, un système où la plupart des participants sont baisés, que seul un ensemble de croyances et de règles maintient debout, avec quelques nababs et réussites plus ou moins fulgurantes cachant des forêts d’échecs taille Amazonie et de génocides de talents façon tribus indiennes …

Bref, jusqu’ici, et vraisemblablement jusqu’autour de mai-juin 2017, #toutçavamieux, mais il va vraiment falloir e-publier le tome 2, ou au moins une version « revue et complétée » de #Frenchonomics avant la liquidation judiciaire et la mise sous co-tutelle FMI/Berlin.

https://frenchonomics.wordpress.com

Renaud Favier – 28 juillet 2016

 

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Bonnes vacances, keep cool, relax, et bonne route … vers la rentrée

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Crédit : Inconnu via Google

Bonnes vacances, rechargez les batteries de compétitivité.

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Servair vendu (à la Chine) par Air Fance, c’est (très) agaçant, mais Accor sous pavillon chinois, c’est (très) inquiétant

La France a perdu son AAA, et laissé partir quelques « fleurons », au premier rang desquels, du point de vue alphabétique, Alstom (GE est parti avec les activités électriques, la division « transport » est provisoirement toujours « française ») et Alcatel (qu’on croyait tiré d’affaires et partir vers des lendemains enchanteurs après la fusion avec Lucent et l’absorption des Bell-Labs, las …), dont les vieux grognards de la compétitivité française se souviennent qu’ils furent adossés l’un à l’autre en une sorte de surpuissant « Siemens à la française », à la fin du siècle dernier.

Restent deux « A », Air France, Trésor National emblématique du pays des Blériot, Mermoz, Dassault, Lagardère et Concorde (ce dernier en garde partagée avec les Britanniques, certes), et Accor, symbole du rebond conquérant d’après-guerre et de la réussite durable à l’international. Las … Air France est gangrenée de ses barons gras et tenaillée entre les dopés du Golfe et les affamés low-cost, tandis qu’Accord semble inexorablement grignotée  par ses actionnaires étrangers, comme le ClubMed et les palaces parisiens ou de la Côte d’Azur en leur temps.

La France flotte vers un petit BBB, qui durera ce qu’il durera : BNP, Bouygues, et B…PIFrance (honni qui « vous avez dit Bézard » y pense), actionnaire de référence des canards Boiteux à gaver en saison électorale, des ETI à recapitaliser faute de mieux, et des Business plans incertains de StartUp biberonnées à l’avenir douteux, et vice-versa.

Vraiment, ça va vers le mieux ?

https://frenchonomics.wordpress.com/2016/06/03/noncanevapasmieux-vous-vous-inquietez-pour-accor-cest-servair-qui-senvole-en-chine/

Renaud Favier – 3 juin 2016

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Fuite de sièges et pertes de compétitivité … #Speedy s’en va donc chez Bridgestone, maintenant

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Crédit : Le Honzec / Contrepoints

Le gouvernement espérait-il enrayer l’hémorragie de sièges sociaux en organisant la pénurie de carburant, en suscitant des grèves dans les transports publics, et en priant -avec un succès incontestable, pour le coup- pour une météo pourrie bloquant les routes ?

(Encore) Raté !

Aujourd’hui, c’est Speedy (chaine de vente/montage de pneus créée en 1978, française d’origine, un temps sous contrôle japonais, reprise par son management depuis 4 ans, revenue à l’équilibre) dont on annonce le rachat par le Japonais Bridgestone, soucieux de prendre des parts de marchés aux fabricants de pneus d’origine européenne (au premier rang desquels, Michelin) en France.

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Crédit : AFP

Complément (La Tribune) : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/speedy-france-passe-sous-pavillon-japonais-575112.html

Déjà que tout n’allait pas pour le mieux, jusqu’ici …

– Le siège de Technip quittera Paris pour Londres (fusion avec un Américain)
– Le siège d’Alcatel dégage en Finlande (dispersion des cendres du Plan Calcul)
– Le siège de Lafarge rejoint la Suisse (mariage de raison en béton avec Holcim)
– Le siège de la moitié « énergie » d’Alstom est parti aux Etats-Unis

No comment sur les plus « petits » genre Norbert Dentressangle, sur les startups économiquement viables (à ce stade, BlaBlaCar semble encore français, sinon, entre rachats plus ou moins amicaux et envols plus ou moins fiscaux de #geonpis, c’est Gravelotte), et sur les créations d’entreprises directement à Londres, avec ou sans crainte de Brexit, et délocalisations de holding financières à Genève, Lausanne, ou ailleurs, par des exilés plus ou moins volontaires.

Heureusement, il y a des secteurs d'(in)activité où #çavamieux (en tout cas, ça ne s’en va pas) …

Le siège de la CGT reste à Montreuil.

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Crédit : CGT

Le Politburo du PS ne quitte pas son terrier à éléphants permafrosté du très chic 7ème arrondissement.

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Crédit : France Télévision

Et l’Elysée ne sera évacué que quand il faudra bien vendre au Qatar ou à d’autres investisseurs aux poches profondes les derniers gros bijoux immobiliers de famille France, quand les taux remonteront, quand les marchés cesseront d’assimiler le risque français à la dette allemande, ou/et quand la dernière boite payant des impôts en créant de vrais emplois viables dans l’économie réelle aura plié les gaules …

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Crédit : Observatoire des Gaspillages

Ciao, Speedy.

RF – 31 mai 2016

 

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Fatale attractivité ?

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BusinessFrance et autres administrations nationales et territoriales longtemps en charge de la compétitivité du commerce extérieur se passionnent pour leur nouveau métier de racolage d’investisseurs (prédateurs ?) étrange(r)s et de propagande internationale sur l’attractivité.

Il peut sembler plus immédiatement, et politiquement, rentable pour l’emploi, voire plus facile pour les administrations et « machins » parapublics plus ou moins en charge de faciliter la croissance, d’attirer des investisseurs étrangers que de doper la compétitivité des entreprises et faciliter la vie des entrepreneurs, mais c’est un calcul à courte vue, souvent électoral, et seule la production exportable par des acteurs économiques ayant leurs racines et centres de décision dans un pays y créée de l’emploi durable (et des rentrées d’impôts et taxes pas trop exilés en tel ou tel paradis fiscal).

De nombreuses PME en Europe, y compris en France sous cloche(s) étatiste(s), ont en théorie encore un potentiel à l’export si on les laisse travailler dans des conditions à peu près normales, sans les asphyxier, les ruiner ou décourager leurs actionnaires, pourvu qu’elles ne baissent pas toutes pavillon face aux lubies de maintenant.

Un point de vue britannique : http://export-experts.co.uk/agile-exporters/

RF – 25 avril 2016

 

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La semaine de l’industrie (14-20 mars) 2016 fait-elle « pssschitt » ?

La semaine de l’industrie 2016 fait un flop (encore plus monumental que les années précédentes) …

C’était pourtant assez bien vu pour le buzz avec vidéo Périscope sur Twitter et les photos dans facebook et les médias papiers, de placer la (6ème ?) semaine de l’industrie entre le salon de l’agriculture et l’Euro de foot, en évitant les vacances scolaires … las, c’était compter sans les (d)ébats étudiants sur #LoiTravail …

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Crédit : CC BY 2.0 – Daniel Wehner via Savoirs & Connaissances

Pour les passionnés, le site du gouvernement fait le service minimum avec quelques liens vers des dossiers plus récents que le bilan du commerce extérieur mi-2014 qui traine (trône ?) sur la page de la « Nouvelle France Industrielle » manifestement gérée à temps perdu par un geek stagiaire http://www.gouvernement.fr/action/la-nouvelle-france-industrielle

Sinon, LesEchos tentent avec une bonne volonté exemplaire de mobiliser quelques lecteurs sur l’industrie du futur sauce BPIFrance http://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/021763222525-industrie-du-futur-le-tour-du-monde-des-strategies-des-pays-1206792.php

Les hashtags, c’est #IndustrieduFutur et #SemaineIndustrie … on trouve quelques photos paresseuses de Macron s’extasiant à un concours d’affiches pour lycéens à Bercy ou se promenant dans un lycée pro à Grasse, deux ou trois liens besogneux de BPIFrance ou d’autres administrations de Bercy, et un twit limite gag de Gattaz …

 

Bonne (fin de) semaine de l’industrie.

RF – 16 mars 2016

 

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Du French Bashing au French Washing

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Avant, les « machins » publics ou parapublics et les stagiaires de leurs agences de com’ brûlaient le cash du contribuable (c’est gratuit, c’est l’état qui paye) et l’argent emprunté à taux zéro (jusqu’ici, tout va bien, mais si les taux montent ou si les marchés décident de ne plus considérer Paris comme la capitale d’un Land allemand bénéficiant de la garantie de fait de la Bundesbank et/ou la BCE, ça pourrait très mal tourner avec 4% de déficit officiel incompressible sans compter les trucs externalisés et/ou territorialisés, et +100% de dette/PIB sans même compter le hors-bilan et sans provisionner pour le nucléaire, entre autres) pour contrer le « French Bashing » auquel se livraient des pénibles comme le PDG de Titan (l’entrepreneur un brin rustique qui proposait de racheter une usine de pneus en pré-faillite à Amiens, que Montebourg et ses fans hauts fonctionnaires de Bercy et syndicalistes ont envoyé compter les tracteurs aux Amériques, et qui s’en félicite depuis chaque matin en se rasant), les expatriés fiscaux pas contents (la baisse des prix de l’immobilier à Paris est très dommageable pour le niveau de vie à Londres ou Lausanne des exilés propriétaires d’immeubles de rapport en France, et la disette budgétaire des ministères parisiens nuit gravement à la qualité des cocktails d’ambassade et aux frais de scolarité pour les parents d’élèves dont la boite ne paye pas les études des gosses), et les déçus d’une dérive certaine, sinon d’un naufrage, de la France.

Mais c’était avant.

Maintenant, on a le French Washing en boucle sur Twitter, Facebook, Youtube et LinkedIn (byzeway, on n’entend plus parler de vente de Dailymotion ou Viadéo, soit ça a été fait en catimini, soit les prédateurs sont occupés à lire les due diligences sur des pépites en sortie d’incubateur subventionné genre Captain Transport) à chaque fois qu’une boite d’obédience plus ou moins française rapatrie en France le fartage d’un ski, l’assemblage final ou l’emballage de pièces ou ingrédients de sous-traitants étrangers, ou le gonflage d’un canot pneumatique, parce que l’Euro a baissé, que les subventions ont augmenté (la guerre interrégionale entre agences de provinces françaises, y compris voire surtout autour de Paris, pour les investissements étrangers abouti à des trucs délirants), et/ou que les tarifs du fret d’Asie vers Europe deviennent inabordables à cause des tsunamis de gadgets électroniques made in China, des montagnes de textile made in loin ou ailleurs, et d’agneau pascal made in Pacifique.

#MadeinFrance, vaste programme, et ce n’est pas le théâtre d’ombres sur la #LoiTravail (on ne sait pas si le mari trompé est Hollande ou Gattaz, ni si l’amant dans le placard est Valls ou Macron, mais le cocu est indubitablement l’emploi, et les lycéens les ballots utiles qui applaudissent comme des enfants devant Guignol au Luco) qui va améliorer les choses.

Ceci médit, « French Washing », ça ferait un tristement bon titre de eBook sur les investissements plus ou moins étrange(r)s et autres relocalisations plus ou moins bien intentionnées et le #MadeinFrance (ou pas) réel ou Potemkine …

RF – 16 mars 2016

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« L’année démarre mollement à l’export » (LeMoci)

Heureusement pour les nostalgiques du commerce extérieur du temps des PEE et de la DREE qu’il y a encore le MOCI, pour commenter les statistiques officielles mensuelles d’import et export, se passionner pour les variations saisonnières de livraisons d’Airbus, trouver un intérêt aux flux et reflux de la compétitivité réelle ou fantasmée selon les cours du dollar, du pétrole ou des pots de vin, et suivre goulûment les annonces de signatures de grands contrats cofacés et l’agenda des voyages présidentiels avec délégations d’entrepreneurs …

http://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/commerce-exterieur-lannee-demarre-mollement-pour-les-exportations-francaises/

On en viendrait presque à regretter Nicole Bricq … au fait, ne prédisait-on pas un avenir radieux au polyglotte secrétaire d’état au commerce extérieur et autres enjeux internationaux sous le haut patronage du Quai d’Orsay, avant le dernier remaniement ministériel ?

RF – 8 mars 2016

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RIP les pôles de Compétitivité ?

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Crédit : Acturatons

Le dixième anniversaire des pôles de compétitivité à la française (in globbenglish : « Frenchonomics« ) est mi-figue, mi-raisin, pour ne pas dire funèbre, entre la vague triste de la désindustrialisation (qui eût cru en 2005 que la France perdrait Alcatel, la branche énergie d’Alstom, Lafarge … pour ne mentionner que les derniers géants à avoir baissé pavillon tricolore tandis que des bataillons de PME mettraient la clef sous la porte faute de marchés, de financement, de repreneurs … ?), la bulle sans conviction du numérique avec pouponnières urbaines à StartUp non viables et incitations fiscales à l’exil des boites et investisseurs, et l’agitation « ludionnesque » des apparatchiks des pôles dans le maelström de la fusion des régions (réputés avoir la « compétence du développement économique ») dans la sauce du marasme budgétaire et du désengagement plus ou moins volontaire de l’état réduit à des actions de marketing avec BusinessFrance (le navire amiral du dispositif public de soutien à l’internationalisation, enfin à peu près en ordre de marche, manoeuvrant et communicant avec les autres « machins » publics et parapublics supposés doper la compétitivité arrive après la déroute de l’export, on a la cavalerie qu’on mérite) et de soins palliatifs cosmétiques avec BPIFrance (une assez belle machine sur le papier, quoique très étato-jacobine, mais sans grain à moudre sauf pour maintenir la tête hors de l’eau de causes perdues dans des circonscriptions politiquement délicates, et avec une gouvernance bercyenne dépassée depuis avant même les délires montebourgeois par l’économie réelle) …

L’Usine Nouvelle se fend d’une demi-page de requiem pour une certaine idée des pôles de compétitivité http://www.usinenouvelle.com/editorial/les-trois-raisons-qui-poussent-a-une-reforme-des-poles-de-competitivite.N382457

Bercy propose, jusqu’au 4 mars, une exposition rétrospective pour consoler les nostalgiques http://competitivite.gouv.fr/toutes-les-actualites/actualite-23/les-poles-de-competitivite-sexposent-a-bercy-du-24-fevrier-au-4-mars-2016-1002.html

Il faut vraiment s’appeler Lachèvre (et/ou avoir l’humour noir grinçant et le sens du titre accrocheur pour obtenir des « like » de la part de fonctionnaires dépressifs des über-régions, CCI et autres DIRRECTE et des retwit d’étudiants de 1ère année d’écoles de commerce et consultants en commerce extérieur) pour saluer « une réussite à la française » http://www.lopinion.fr/edition/economie/poles-competitivite-reussite-francaise-97975

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Crédit : KAK p. L’Opinion

Quel gâchis.

RF – 3 mars 2016

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Michel Sapin Superstar à Bercy d’un « Show-Dree » en 2016, c’est « Back to Comatta Future » !

Michel Sapin Bercy 16 février 2016 Financements Export c Renaud Favier

Michel Sapin concluant la conférence Financements Export – Bercy 16 février 2016

Les vieux de la vieille du commerce extérieur qui ont connu Branly, les PEE, la Coface, le Telex, Rastapopoulos, Entité, DREE 2000 (ça devait être autour de 1992, du premier temps de Sapin aux Finances, sous Bérégovoy), les DRCE,  le DTS, les 75 points de base sur crédit-acheteur, le report sur le Dollar à terme contre FRF, la Greuh, et l’annuaire Fancexport … qui savent lire une phrase de plus de  140 caractères avec quelques parenthèses imbriquées et une incidente par-ci, par-là (et/ou écrire une note-ministre ou PDG d’une page et demi maxi mais avec des paquets d’annexes) et qui étaient à Bercy ce matin (si, il y en avait encore quelques-uns) pour le « Show DREE » (ça s’appelle autrement, maintenant, mais c’est comme les villes de pays émergents qui changent de nom ou le Quai d’Orsay qui change de ministre, plus ça change, moins ça change, même s’il y a moins de cartes en powerpoint et si la Moldavie semble avoir définitivement retrouvé sa place) ont souri en retrouvant Michel Sapin en « deus ex machina » de la présentation annuelle, presque rituelle, des soutiens financiers à la compétitivité export comme il y a un quart de siècle, d’autant que si le gars est franchement moins glamour que Macron qui avait ouvert le bal en « vedette américaine » décontractée mais très pro, si le contexte économique et financier global et la situation de la compétitivité française en particulier (cf rapport Gallois : « les parts de marché s’effritent, la compétitivité s’effondre ») se sont passablement dégradés depuis le premier passage de Michel Sapin à Bercy, enfin si le dispositif bercyen d’appui aux entreprises à l’export n’est plus que l’ombre de lui-même entre les réductions d’effectifs et de moyens, les transferts de compétences (aux régions sur le papier, au Quai d’Orsay dans l’organigramme gouvernemental -on médit que c’est parce que Ségolène Royal n’a pas eu, et n’aura jamais, le Quai, que le commerce extérieur a été transféré aux AE, sinon il serait resté à Bercy- où le secrétaire d’état en charge du commerce extérieur est d’ailleurs rattaché au Quai d’Orsay, à Ubifrance et Invest-in-France devenus BusinessFrance en instance -comme Coface- d’absorption par BPIFrance, en pratico-pratique) … si tout ça et d’autres trucs qu’on n’a pas le temps, ni la place, d’écrire en une page de débriefing, Michel Sapin a un sens de l’humour de gardien de goulag, un look de vieux brejnevien, et une ponctualité de membre du Politburo moscovite grande époque en goguette en province ou pays satellite -l’idée qu’il pourrait vouloir vous embrasser sur la bouche comme un dignitaire soviétique suffit à pousser à l’exil fiscal en urgence-, mais il tient bien la route (pour info, le gars était chez Bourdin le matin, et en replay Youtube dés sortie du studio, et à l’Assemblée en #QAG face caméras Dailymotion dans l’après-midi, c’est pas un Mickey dont le conseiller en RP attend qu’un stagiaire de LCP rappelle, lui), lit ses éléments de langage sans enthousiasme mais avec l’efficacité du Train blindé de Lénine, et semble disposer de rédacteurs de discours de compétition -les primes de Bercy, ça aide à recruter des bons-, ce qui explique peut-être pourquoi d’autres ministres, et pas des moindres, lisent des papiers écrits par des stagiaires illettrés.

Bref, le Show DREE est mort (et les cendres de la DREE ont été dispersées), mais la « Présentation Annuelle de la Politique de Crédit » fluctuat nec mergitur, et, sur un malentendu, ça pourrait finir par aider des exportateurs, les parts de marché, la croissance, l’emploi, tout ça qui ne va pas pour le mieux en France dans le plus facile des mondes.

Le dossier de Bercy, incluant les powerpoint et le discours de Sapin (ceux de Macron, qui fait au demeurant un bon job, et Fekl, qui avait la veille tenté d’exister en annonçant le lancement d’un x-ième portail de l’export pour étudiants en stage et stagiaires en cours du soir, doivent sûrement être quelque part, mais leurs conseillers en com’ doivent être plus copains avec les blogeurs de l’Obs et les twittos du numéricosme qu’avec le service de presse de Bercy) est en ligne (pour rappel, la conf a été retransmise en direct, on peut dire ce qu’on veut des Bercyens, notamment qu’ils choisissent leurs hashtag Twitter comme s’ils voulaient être certains que personne ne les utilise, genre #BercyFinacementsExport, mais ce sont des pros, pas seulement de la finance publique, et d’ailleurs peut-être plus d’autres choses que les finances publiques, à en croire les déficits …) sur :

http://www.economie.gouv.fr/bercy-financements-export-2016

Bref-bis, bravo @ les gens de Bercy, bon boulot, même si inciter les entrepreneurs à réussir à l’international en France de maintenant, c’est un peu comme encourager les Rasta-Rockets à représenter la Jamaïque aux Jeux Olympiques d’hiver avec des fers aux pieds …

Renaud Favier – 16 février 2016

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