#Compétitivité #Relance #Plans de #Croissance … Conseil(s) Européen(s) et tentation(s) de « sauvekipisme » en #Europe

Entre le climat électoral un peu échauffé  par la TV chez les uns, l’austérité froide pour la saison chez d’autres et la crise qui pourrit la vie de beaucoup de djeuns, de la majorité des vieux et de pas mal des « en-âge de chômer », la vie est compliquée pour tout le monde, en Europe.

Il y a bien quelques bonnes nouvelles cachées entre les lignes des journaux économiques, au premier rang desquelles que le système financier ait tenu et que l’inflation n’ait pas vraiment démarré, mais quand bien même s’extasierait-t’on comme il se doit ces jours-ci dans les dîners en ville devant le rebond de l’Islande (à la mode depuis que feu le vrai-faux miracle Argentin est moins tendance dans les colloques), qu’il faudrait remettre les choses dans leur juste perspective et ne pas comparer les incomparables, en constatant que les 300 000 austères Islandais, dont peu ou prou deux tiers d’urbains bien installés dans une capitale loin de tout pas tellement exposée à la tentation du week-end à Deauville en 4-4 ou des RTT à la datcha en limousine allemande, représentent à peu près la population d’Orléans qui disposerait d’une superficie équivalente à un cinquième de la France, avec une zone de pêche qui suffirait à nourrir les Pays-Bas et la Belgique et des réserves inépuisables d’eau potable froide et chaude. Ce chanceux petit pays insulaire loin de presque tout n’a même pas à se demander s’il devrait installer des lignes maginot sur ses plages pour éviter les risques d’invasions barbares (ceci d’autant moins que d’un point de vue continental du Sud vaguement fleur bleue, les Barbares, ce sont aussi les vikings qui massacrent baleines et autres dauphins sans trop se demander ce qu’en penseraient les donateurs du WWF …). Moyennant quoi, ça va plutôt mieux en Islande qu’il y a un an, il faut d’autant plus s’en réjouir que n’importe quel petit français ayant lu Jules Verne sait qu’il y a vase communicant entre l’Islande, le centre de la terre et les volcans du Sud de l’Europe.

Il y a de quoi se rassurer un peu en constatant que la situation est moins proche de l’anarchie généralisée que pendant la saison des soldes d’autome-hiver avec djeuns brûlant des pneus par-ci, rebelles #anonymous #occupayant des esplanades en béton par-là et perspective de désordres économiques des plus sérieux un peu partout et de retrait de AAA en plus ou moins bon ordre pour les pays les moins sérieux. Même si tout est loin d’être réglé en Europe.

La situation semble sous contrôle … allemand, what else ?

La situation semble sous contrôle … même dans les pays ClubMed. Non pas que la gestion y soit devenue rigoureusement efficace, ou vice-versa, du jour au lendemain. Non plus qu’y ait été mis fin aux plus nuisiblement coûteuses abracadabrantesqueries, aux plus énormes avantages plus ou moins bien acquis et acquis plus ou moins induement avantageux des profiteurs divers et (a)variés. Non, enfin, que le consensus social y ait retrouvé un semblant d’équilibre durablement viable. Mais ça commence à menacer d’aller un peu moins mal, au Sud de la ligne Londres-Bruxelles-Berlin.

Non pas que quelqu’un ait trouvé une baguette magique pour remettre d’équerre l’économie européenne, à défaut de règle d’or qui ne fait pas tellement consensus, ni que quiconque trouve particulièrement drôles les histoires de « rilance » (rigueur + relance) de Christine Lagarde au FMI et Mario Draghi à la BCE, à commencer par eux-mêmes, d’ailleurs.

Non plus que le concert des nations d’Europe (en français : »Conseil Européen ») ait retrouvé le rythme et les mots de l’hymne à la joie entre des élections à relents nationalistes, voire isolationnistes par-ci, des protestations de groupes, voire corporatistes par-là et des tentations égoïstes, voire « sauvekipistes », un peu partout.

 

Non, enfin, que personne n’ait vraiment 100% confiance en la solidité éternelle de la zone Euro. A commencer par les gens qui savent de quoi ils parlent, ce qui est toujours plus préoccupant que quand des protestationnistes en campagne électorale de premier tour (en français : « pré-campagne pour les législatives qui permettent le financement du parti et la notoriété avant les élections européennes qui permettent de se faire élire à la proportionnelle pour un mandat bien rémunéré sans trop d’obligation d’assiduité à Strasbourg, de contrainte de présence à Bruxelles ou d’impératif de productivité) répètent sur les marchés et autres plateaux de grosses légumes à la TV, de virils éléments de langage sur le Franc Fort, le protectionnisme à visage humain sans effet boomerang ou la puissante planche à billet nationale sans effet inflationniste écrits par des stagiaires d’agence de communication politique ou un jeune militant qui fait science Po, ni les premiers, ni le second n’étant assez autobronzés pour être compétents en général, en économie financière en particulier.

Quant-à savoir comment marche le binz, qui fait quoi, s’il y a un pilote (et qui le cas échéant), quelles sont les marges de manoeuvre, quel est le processus de décision, quels sont les agendas plus ou moins cachés des uns, des autres et d’ailleurs, si l’Euro doit baisser un chouiia contre le Dollar ou si ce serait mieux que le Yuan grimpe d’un peu plus de 2% contre un panier de monnaies sans racheter trop les entreprises et autres bijourx de familles d’Europe, peu importe du moment que « la nave va », et pas trop vite dans le mur, sans trop de tentations du Concordia, d’ambitions à la Titanic ou de naufrage de trésor national en klaxonnant. On se fiche un peu de se qui se passe en cuisine du moment qu’on mange chaud en salle, que c’est bon et copieux, et que tout le monde peut payer en Euro à la fin du repas officiel.

Jusqu’ici, en Europe, tout semble aller (aussi) bien (que possible).

C’est un grand chef (combien de toques au guide Michelin ?) du Conseil Européen qui le dit (que le grand chef soit déplumé serait un handicap en Amérique, c’est plutôt un avantage en vieille Europe où on aime les paradoxes, genre les chefs à plumes sans plumes, la rigueur sans austérité, la relance sans emploi, les promesses électorales sans rire) … alors ça doit être vrai.

Jusqu’ici, tout va bien. Et il n’y a pas de raison … sérieuse que ça ne dure pas, même dans les pays dont Mongénéral dirait peut-être qu’ils sont moins sérieux que l’Allemagne, ce qui est dans l’ordre des choses, mais même que le Brésil et quelques autres BRICS et assimilés, ce qu’on n’aurait pas imaginé du temps des budgets français en équilibre, des lendemains ensoleillés en Europe émergente et de la Chine ensommeillée se préparant « sano ma piano » à devenir un dangereux iceberg à grande vitesse dans une mer globalement préoccupante, voire périlleuse pour les équipages et passagers (et armateurs, et assureurs …) de navires pilotés par des capitaines pas assez … sérieux.

Quand la compétitivité allemande va (très bien), tout va (raisonnablement bien) en Euroland, même si la croissance est un peu compliquée (pour tout le monde).

RF – 26 avril 2012

A propos renaudfavier

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