Et maintenant, le temps de la séquence sur l’emploi dans l’économie social(ist)e et solidaire ?

On n’est pas obligé de s’extasier devant la com’ du gouvernement, ni d’être nostalgique des coopératives ouvrières du temps des usines en France, pour s’intéresser au sujet de l’économie solidaire. Surtout qu’après le pacte de non-compétivité, où trouver du boulot ailleurs ?

Evidemment, c’est un peu contre-intuitif pour les citoyens de moins de 65 ans diplômés des écoles de commerce (maintenant, on les appelle écoles de gestion ou de management, ce qui est plus conforme à la réalité de ce qu’elles enseignaient avant, mais plus tout à fait juste pour celles qui dépendent d’organismes publics et devraient s’appeler ECRADE, Ecoles Consulaires Régionales d’Administration des Dernières Entreprises), ingénieurs et autres lauréats des concours administratifs, de penser que des structures à modèle économique dépendant de subventions publiques et/ou de générosités privées puissent prospérer et fournir des emplois durables en masse si le secteur public est en faillite et le secteur privé au mieux en soins intensif sous perfusion publique, au pire prédateur ou exilé, mais sur un malentendu, ça peut marcher tant que des étrangers apporteront des subventions (ou des prêts, mais comme on ne pourra jamais rembourser, c’est pareil, ou des investissements, mais comme on leur vend des bijoux de famille dont on ne faisait rien d’utile, c’est pareil, et des produits tellement pas chers que c’est comme s’ils nous subventionnaient pour fermer nos usines, alors c’est pareil) et qu’il restera un peu d’épargne et d’or sous les matelas à confisquer aux résidents fiscaux encore solvables. Et puis c’est comme en Russie Soviétique ou pendant les guerres en attendant que les Américains arrivent (le problème avec la guerre économique, c’est que les Américains aussi sont contre nous, alors évidemment, c’est plus compliqué, surtout quand on ne sait ni ne veut se battre et qu’on lit le Goncourt dans Reader’s Digest et Marx en mangas plutôt que Sun Tzu en livre de poche ou les cas de Harvard gratuits sur internet), à partir du moment où on a une petite parcelle où cultiver des topinambours et 3 poules si on est à la campagne, ou un petit talent pour le marché noir si on est urbain, on survit en économie de guerre.

L’économie social(iste)e et solidaire réelle pure et parfaite, c’est quand personne n’a plus que les autres (lire, plus grand chose) : sur le papier (recyclé bien sûr), c’est super, genre kibboutz sympa, comité d’entreprise transparent, association bien gérée, mutuelle à force de vente surpuissante et/ou clientèle captive et croissante, ou village potemkine témoin avec piscine chauffée, mais à grande échelle dans le monde réel, c’est Emmaus contre Ikéa, les Restos du Coeur face à McDo, le SAMU social et le DAL contre l’Hôpital Américain et les palaces qataris, et fini les cerises en hiver …

InRealLife, en situation de concurrence réelle normale, ça marche en général aussi mal dans les démocraties capitalistes plus ou moins confédérales d’avant que dans les républiques socialistes plus ou moins démocratiques modernes de maintenant où les locaux de coopératives agricoles de Provence sont vendus à des prédateurs plus ou moins professionnels (quand c’étaient des bobos de la France de l’intérieur ou des Anglais d’avant les augmentations d’impôts locaux, on appelle ça des amateurs de résidences de caractère, et maintenant ce sont des millionnaires du dehors de la zone Euro, on les appelle des investisseurs avisés et amicaux de long terme, comme pour le Cabanon, ou ce château en Bourgogne dont on a déjà oublié le nom), mais ce n’est pas une raison pour ne pas continuer à essayer, surtout si on a des ordinateurs fournis par une collectivité, du wifi gratuit, des emplois aidés et des mécènes généreux.

C’est souvent un peu plus compliqué que ça ne semble, parce qu’il y a toujours des passagers clandestins, voire vaguement prédateurs.

Et parce que même en économie social(ist)e et solidaire et bienpensante, nothing like a free lunch.

Et parce que quand bien même on pourrait continuer à vivre à crédit comme avant et financer l’économie social(ist)e solidaire de marché en endettant les générations futures par une sorte de … vase communicant avec l’économie normalecavalerie budgétaire ; hold-up sur nos propres enfants solidarité forcée, on sent bien qu’il y a moins de miracles que du temps où plus ou moins tout le monde allait prier une fois par semaine.

En même temps, comme personne n’a eu de meilleure idée pour l’économie en séminaire intergouvernemental sur la compétitivité et que l’écologie pour tous, le mariage pour tous, le cannabis pour tous, la compétitivité pour tous et la production de marinières en France pour tous et les 35 heures pour tous et pour toujours sont déjà passés au journal de Chazal, il fallait bien trouver un truc dont faire parler Najat à la sortie du conseil des ministres entre les RTT de Toussaint et les vacances de Noël, et en plus c’est valorisant pour l’aile gauche du Parti qui se sentait un peu négligée depuis le départ en Ashram de Mélenronchon et le splendide isolement de FoolMonty qui n’avait pas daigné prévenir Hamon sur le coup de la marinière et du robot mixer made in France.

Renaud Favier – 8 novembre 2012 – Page facebook Compétitivité – Groupe LinkedIn

PS : qu’on soit, ou pas, client d’AMAP, on peut lire de bons vieux eBooks français plutôt que regarder les publicités à la TV.

Sur Amazon (made in America) :

        

Sur Youscribe (made in France) :

               
               
         
           
        

Sinon, si on s’intéresse surtout un peu à l’économie réelle en France, rapport au pouvoir d’achat, au chômisme plus ou moins choisi (quant au bômisme, comment le critiquer, ce n’est qu’une autre manière d’être intermittent du triste spectacle professionnel), aux frais de scolarité des mômes, à la croissance mythique genre Trente Glorieuses dans le rétroviseur et aux budgets des mythomanes aux bureaux en étages élevés mais sondages hostiles avant même que les résultats des courses mal barrées soient connus, au déficit commercial et à toussa-touça, et à la compétitivité pas trop pathétiquement instrumentalisée, sans être radicalement fanatique des éléments de langage matignonesques et des notes en 1 page et 2 parties avec conclusion écrite d’avance par des fonctionnaires souvent très gris, sinon dégarnis, au-dessus du neurone mais cependant aux cheveux plus longs que les idées, ni adorateur du prêt-à-penser en phases de moins d’une ligne sans trop de ponctuation pour éléments de langage, la V4 du 4 novembre 2012  du #eBook « Compétitivité 2012″ (pdf, 216 pages) est en téléchargement gratuit sur Youscribe (plateforme made in France créée par une jeune équipe de startup sympa) : http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/competitivite-2012-v4-du-4-novembre-2012-1822197 

Et puis, si on est vraiment fanatique du commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; l’avis du Haut Machin au Financement de la Protection Social(ist)e ; le Pacte Hollande au XXIè siècle, et/ou si on a un peu besoin de se documenter sur le sujet en mode un peu “think different” en dehors du prêt-à-penser, pour son boulot ou ses études ou la conversation au déjeuner dominical ou au dîner en ville du samedi soir, on peut aussi e-lire gratuitement sur la compétitivité et toussa-touça en France, en cliquant sur les images ci-dessous.

         
        

Sinon, il y a plein d’autre bonnes choses à lire avant la fin du monde, ou le repas, ou le premier évènement impédimentiel qui empêchera de se consacrer pleinement à des activités raisonnables, en cliquant sur Mix ou Remix ci-dessous, aux risques et périls du lecteur (la rédaction décline toute responsabilité en cas de consommation abusive et autres comportements addictifs déviants).

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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