L’or allemand s’exile (lui aussi …) de France, maintenant. Syndrome Depardieu ou prémices d’un Euro-Or ?

Germany_Gold

Bien sûr, le stockage en France d’une (grosse) partie de l’or allemand n’est plus justifié par la guerre froide, et le sauvetage du dollar ou du sterling en cas de crise sont motifs réels et sérieux pour laisser des stocks (gros) aux USA et à Londres. Mais il y a un flou (loup ?).

German Gold 2013 - 2020

Non pas que la France ait des raisons de penser que sa pacifique voisine allemande pourrait être dans une phase moins coopérative après 50 ans d’entente cordiale pas très glamour, mais efficace (byzeway, Mongénéral avait lui même eu un petit mouvement de défiance contre les assignats américains et souhaité récupérer un peu de l’or national, en son temps), voir d’humeur un peu compétitive après les valses-hésitations françaises contre la règle d’or et autres symboles de pragmatisme socio-économique, comme quand elle avait envoyé son karatéka volant Schumacher (Harald, footballeur de profession, pas de la famille des pilotes automobiles) tenter d’arracher les dents en or de Patrick Battiston, au temps des dévaluations frénétiques du Franc de gauche, du contrôle des changes malgré lui par Delors (« Ah ! quand on avait Delors … » sourieront couleur d’or les nostalgiques d’une certaine idée de la 2ème gauche française) et des bruits de Berluti des défilés d’apparatchiks français à Paris avant la chute du Mur, sur le front Ouest de Berlin.

Seville 1982

Non pas qu’il faille s’émouvoir à Paris à chaque fois qu’on croit entendre des échos wagnériens par-delà le Rhin, d’autant que ça fait des décennies que les Allemands ont fait de Wagner, Bayreuth, Karajan et autres bruits de diesel, un business florissant mais tout à fait civil, transformant en or et export allemand tout ce que les amateurs étrangers, particulièrement français, de made by Germany payent en souriant son poids d’or sans même être menacé d’une arm(é)e, d’une invasion de la Pologne au son des Walkyries ou de l’interdiction d’écouter Desproges dans le métro avec son iTruc made in China. Et puis, rendre à César ce qui est à César, et à Berlin, le Rheingold, pour le bon « Ordnung » des choses du monde, ne peut pas ne pas penser un bon voltairien.

rheingold_karajan

Moins encore qu’il faille accorder plus de crédit qu’au AAA français, à l’hypothèse d’une reconfiguration majeure de l’Euroland en une zone occupée par un Euro-(f)Or(t) gagé sur la solidité économique nordico-germanique et un bon stock d’or conservé dans des pays sérieux, et une zone Euro-CFA libre de dévaluer de fait selon les voies et moyens du bon vouloir de ses dirigeants élus (mais pas des voix des français moyens ne pouvant, ni s’exiler, ni bénéficier de logements sociaux pour cause de files d’attente d’apparatchiks, comme dans tous les pays communistes, le mariage forcé à une politique économique hystérique ne relevant pas du référendum selon les experts en exégèse de la Constitution) et les modalités et agendas conformes aux calendriers des guerres de diversion et des vacances de ski des dirigeants de sa banque centrale (l’avantage de choisir la Banque de France plutôt que la BCEAO, c’est que le comité d’entreprise de la BDF est mieux organisé pour les weekend autour de Paris et les RTT de ski). On en parlait un peu dans les « after » de Davos l’an dernier, mais maintenant tout le monde s’accorde à considérer que ce serait un peu comme créer un « Ost-Mark » dans l’Europe qui ne marche pas, et Berlin préfèrerait faire comme pour l’ex-RDA, mettre les communistes au travail normal et à la consommation pas trop schizophrène, quitte à payer un moment pour financer leur transition vers l’économie réelle et leur apprentissage de l’allemand contemporain. Evidemment, il y a aussi des (d)économistes pour sous-entendre que la pensée économique allemande et européenne pourrait varier si les communistes prennent le pouvoir en Allemagne, et que ce serait pour ça que les économiste allemands pragmatique, forcément pragmatiques, auraient recommandé ne pas renvoyer tout de suite tout l’or du Rhin à Berlin …

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Quoi qu’il en soit dans le monde économique réel, il y a quelque chose de vaguement insultant pour le coffre-fort parisien, quand même, quand on lui dit gentiment qu’on lui fait autant confiance que s’il était à Ajaccio, Bastia ou Palerme, qu’on sait qu’il est triple A de luxe avec technologie européenne de 1er choix et autant d’étoiles au crash test bancaire qu’au fronton des palaces parisiens rénovés par des investisseurs étrangers sérieux, qu’on ne doute absolument pas de la compétence des hauts fonctionnaires de sécurité pour garder jour et nuit la porte du panier percé en lisant des BD comme un vrai banquier dans Astérix en Helvétie ou un vendeur de mélodies en sous-sol du Virgin des Champs-Elysées (dont on rappellera que ses locaux furent ceux d’une grande banque, et que le coffre-fort sert de réserve de livres de poche, en attendant qu’un émir Qatari, un politicien ou autre sportif professionnel, ou un intermittent du spectacle, ne rachète les murs pour y stocker son argent … de poche et/ou en faire un musée personnel pour ses décorations, maillots et autres récompenses méritées de la République) et qu’on sait très bien que la France est un pays à l’élite en général, financière en particulier, performante, absolument honnête et parfaitement fiable du moment qu’il ne s’agit pas de vente plus ou moins civile de navires plus ou moins militaires (pour les paquebots civils, on ne parle pas de trucs franchement illégaux du point du vue national et seuls les concurrents malheureux contestent, mais on escroque pas mal les citoyens contribuables futurs en subventionnant consciencieusement le moindre rivet pour acheter la paix sociale en zone politiquement prioritaire et s’offrir de temps à autres un symbole de reste de splendeur navale avec les croisières inaugurales au champagne et robes longues y afférentes pour les VIP d’à 500 km autour du chantier naval), de transactions immobilières avec incendies et autres interventions opportune et à dessous de table plus lourds encore que les consciences, ou de comptes en banque hérités, sinon mérités, et scrupuleusement conservés en Suisse (ou à Singapour, maintenant que les taux pour tous y sont plus attractifs et le secret pour les Français mieux assuré) pour l’avenir des générations futures d’excellent Gaulois.

Crédits : Goscinny - Uderzo - Dargaud

L’Allemagne craindrait-elle quelque chose de spécifique en Gaule, à tort ou à (dé)raison ?

Crédits : Goscinny - Uderzo - Dargaud

Redoute-t’elle une invasion étrangère en cas d’incapacité du pays à rembourser ses investisseurs internationaux, d’incident diplomatique avec un pays ami et pacifique mais pas non plus totalement Alzheimer, et/ou de défaite de l’armée française en zone CFA ou contre d’autres fanatiques en Toyota (rappelons que si la France avait brillamment gagné la guerre mondiale contre les panzers et stukas, elle a historiquement eu pas mal de souci en Afrique, notamment saharienne, et s’est montrée moins performante dans les guerres économiques récente contre les chars made by Germany civils, ce qui peut inquiéter maintenant qu’on ne se bat plus au Sahara contre de lourds panzers libyens mais de légers pickups internationaux, la défaite au Paris-Dakar délocalisé au Chili contre des minis made in England by Germany étant encore un autre symptôme du recul de la France en Afrique mondialisée) ?

Crédits : Goscinny - Uderzo - Dargaud

S’inquiète-t’elle d’une insurrection populaire qui surviendrait dés le tout début du siècle contrairement aux traditions françaises (1789, 1830, 1968) suite à des manifestations de rues non écoutées par les gouvernants occupés à légiférer ou vérifier les conventions fiscales avec Zanzibar, l’Île Maurice ou la commune de Marrakech, consécutive à des vociférations de médiatiques tribuns pas entendus par les élites élues calfeutrées derrière leurs doubles vitrages en hiver, ou encore résultant du simple mépris ordinaire de la Nomenklatura française plus souvent face caméra ou journaliste que devant des écrans ou le monde réel ?

Crédits : Goscinny - Uderzo - Dargaud

Peut-elle imaginer un accident de chantier de transport en commun ou de parking souterrain, voire une fuite de la Seine autour des coffres du 1er arrondissement de Paris du fait d’un défaut d’entretien, d’une erreur de conception, d’une erreur de dosage du sable dans le béton, ou d’une tricherie sur les matériaux ?

Helvetie2 (Crédits : Goscinny - Uderzo - Dargaud)

Aurait-elle des motifs d’anticiper par principe de précaution un moment d’égarement d’un ministre doté d’un étage entier de communicants à Bercy, ou un lapsus de gouvernant germanophone mais aux traducteurs approximatifs, qui déciderait d’un coup d’un seul, de nationaliser (ou distribuer aux créanciers) l’or allemand, de stocker des têtes nucléaires européennes dans les coffres ou de s’y enfermer pour faire une grève de la faim jusqu’au retour des emplois de l’industrie textile, des comités d’entreprise de la sidérurgie et de l’assemblage automobile social et solidaire en France, ou l’arrivée de masses d’emplois verts tombés du ciel, de quantités de jobs solidaires et d’emplois aidés autour de la filière du gaz de schiste, plutôt que de rationaliser (ou délocaliser) la Banque de France ?

Montebourg Crédits Plantu

En tout cas, c’est un peu humiliant pour les dirigeants français, vaguement inquiétant pour les sujets des dirigeants de France et plus spécifiquement pour les gardiens d’or pas syndiqués et en CDD, et un brin préoccupant pour les épargnants, d’autant plus que l’Allemagne ne semble pas vider ses comptes dans les banques centrales plus sérieuses de pays pas AAA mais plus solides (ou vice-versa ?), jusqu’ici. http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130118trib000743433/pourquoi-l-allemagne-veut-rapatrier-son-or-stocke-en-france.html

Banque de France Avant Après

Enfin, jusqu’ici, tout va bien, à Bercy.

Ceci twitté, il n’y a heureusement pas que Wagner et Bercy, dans la vie : on peut aussi en sourire, de l’or du Rhin.

Alors, bonne année aux épargnants français, mélomanes allemands, investisseurs prudents et autres amateurs d’or.

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Heureuses fêtes

LE powerpoint de référence pour les entrepreneurs, créateurs et autres travailleurs privilégiés ne disposant pas de dizaines de tonnes d’or dans les banques anglo-saxonnes ou nordiques : http://www.youscribe.com/catalogue/presentations/ressources-professionnelles/creation-d-entreprise/competitivite-vaste-programme-220377

Sinon, si on s’intéresse un peu à l’économie réelle, à l’emploi pas trop artificiel et à la compétitivité en France sans être un twittos à temps plein, rapport au pouvoir d’achat, au chômisme plus ou moins choisi (quant au bômisme, comment le critiquer, ce n’est qu’une autre manière d’être intermittent du triste spectacle professionnel), aux frais de scolarité des mômes, à la croissance mythique genre Trente Glorieuses dans le rétroviseur et aux budgets des mythomanes aux bureaux en étages élevés mais sondages hostiles avant même que les résultats des courses mal barrées soient connus, au déficit commercial et à toussa-touça, et à la compétitivité pas trop pathétiquement instrumentalisée, sans être radicalement fanatique des éléments de langage matignonesques et des notes en 1 page et 2 parties avec conclusion écrite d’avance par des fonctionnaires souvent très gris, sinon dégarnis, au-dessus du neurone mais cependant aux cheveux plus longs que les idées, ni adorateur du prêt-à-penser en phases de moins d’une ligne sans trop de ponctuation pour éléments de langage à dégeler au micro-ondes, moins encore groupie du Père Noël, la V4 du 4 novembre 2012  du #eBook « Compétitivité 2012″ (pdf, 216 pages) est en téléchargement gratuit sur Youscribe (plateforme made in France créée par une jeune équipe sympa), en attendant la V5 programmée avant les bruits de cloches de Pâques et  de cirage de bottes des soldats de l’Euro-CFA, si tout va bien encore quelques semaines : http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/competitivite-2012-v4-du-4-novembre-2012-1822197 

Compétitivité

Et puis, si on est vraiment fanatique du commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; l’avis du Haut Machin au Financement de la Protection Social(ist)e ; le Pacte Hollande au XXIè siècle, et/ou si on a un peu besoin de se documenter sur l’économie hors Dinseyland en général et l’attractivité réelle #InRealLife en particulier, en mode un peu “think different”, en dehors du prêt-à-penser et des éléments de langage, pour son boulot ou ses études ou la conversation au déjeuner dominical, au repas de fête, au réveillon ou au dîner en ville de rentrée, on peut aussi e-lire gratuitement sur la compétitivité et toussa-touça en France, en cliquant sur les images ci-dessous.

         
        

Sinon, si on a un peu de temps et pas la religion des livre respectant le principe « un titre, une idée » et/ou la règle « une thèse, une antithèse », il y a plein d’autre bonnes choses à lire en 2013, en cliquant sur Mix ou Remix ci-dessous, aux risques et périls du lecteur (la rédaction décline toute responsabilité en cas de consommation abusive et autres comportements addictifs déviants).

Bonnes fêtes

PS :  qu’on croit, ou pas, à la solidarité franco-allemande dans la guerre économique, au miracle de la compétitivité française en 2013 ou à une trajectoire vers des équilibres budgétaires, commerciaux ou politiques gaulois en 2017 ou plus tard, on peut lire (The Economist ou Der Spiegel et surfer sur le site d’Euronews) de bons vieux eBooks en français plutôt qu’écouter les politiciens et autres (d)économistes à la radio ou regarder à la TV les commentateurs experts de commentaires inutiles, et vice-versa, ou les publicités pour voitures nocives pour le climat, rasoirs à bientôt plus de lames qu’on a de poils ou de pièces dans le porte-monnaie, et autres luxes étrange(r)s, nécessaires pour les vendeurs mais rarement indispensables pour les clients.

Sur Amazon (made in America, rien à voir avec Tristes Tropiques, quoique …) :

        

Sur Youscribe (belle PME made in France de l’économie digitale) :

               
               
         
           
          
Boules de Noel 2012
Retour vers Compétitivité : https://madeinfrance2012.wordpress.com/
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Ps : tout le monde n’est pas fan de Wagner, ni même du rock en allemand, mais Nena, et 99 Luftballons, en 1984, même les Français adoraient.
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PPs : sinon, de Gaulle a ses inconditionnels …
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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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