#France #Compétitivité : déficit commercial -67 Mds Euros. Tristes voeux 2013 et/ou joyeuses condoléances 2012 ?

Bricq Chine 2013

Il faudra laisser un peu de temps au temps pour savoir si l’annonce du second pire déficit historique du commerce extérieur, le 7 février 2013, était (encore) une sorte de discours de voeux aux forces (encore) vives de France, ou plus un genre de « RIP » gai style Nouvelle Orléans.

Bricq Bercy 7 fevrier 2013 2 RF

Les Echos sont plutôt sur la ligne éditoriale « croque-mort classique ». Ils avaient « tiré les premiers », souvenir du temps où ils appartenaient au Financial Times probablement, en diffusant sur internet un article, factuel, bien écrit, sobrement anlaysé, et flegmatique au demeurant, au petit matin du 7 février avant même la mise en ligne des chiffres et dossiers officiels par Bercy et la conférence de presse, pourtant matinale aux standards journalistiques, de la ministre. Le journal propose, après réflexion, une sorte de dossier anniversaire pour fin de semaine studieuse d’étudiant (pas skieur) en école de commerce option « international », élève de ScPo (pas surfeur) filière « service public » ou diplômé d’économie financière à Dauphine (pas de chance) en VIE dans une agence bancaire française à l’étranger, en titrant la « une » du vendredi/samedi : « Une décennie de déficits ». Les fan de Dominique Seux trouveront son édito : « Eloge des banalités » un peu moins lyrique que d’autres fois, voire limite spleenesque, mais on ne danse pas sur un cercueil, en France, il est vrai. Dommage qu’on ait perdu, ou vendu (pour une fois qu’on vendait quelque chose à l’étranger …), ou les deux, la Louisiane, parce qu’un enterrement façon « Nouvelle Orléans » comme dans un vieux James Bond, c’est bien plus cool que de suivre une charrette sombre tirée par de vieux chevaux tristes et sombres. Dont acte, le dossier est très complet et très sérieux, forcément très complet et très sérieux : http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202553260451-commerce-exterieur-eloge-des-banalites-536453.php .

une_des_echos_080213_web-83a15Le Monde, s’autorise pour sa part un sourire de clown triste. La « Pravda » contemporaine en français pour apparatchiks du Soviet de Solférino, bureaucrates abonnés et étudiants malgré-eux (et pour pas grand chose aux standards actuels de rémunération des stagiaires et d’embauches en CDD toujours flexibles ou CDI plus trop sécurisés) pas assez gradés pour lire l’Equipe, ni assez conformistes pour s’imposer Libé, est pourtant parmi les médias parisiens (trop) indulgents pour les éléments de langage inégalement réussis du gouvernement, et pas enclin à tirer sans motif réel et sérieux sur les chevaux de l’ambulance actuelle de l’économie française (quand bien même tireraient-ils/elles dans des directions farfelues, et pas tous du même côté), a eu un moment de gaité lyrique, en principe réservé à ses abonnés mais que les mystères du web ont permis à certains internautes de déguster avec le même genre de sentiment mitigé, moitié amusé, moitié consterné, que quand ils lisent un bouquin de Péan, un rapport de la Cour des Comptes ou un « livre » ou magazine porno-chic de maintenant avec couverture aguichante et petites annonces pour hôtels particuliers de pass(ag)e à 2 millions et bien plus (l’hôtel, la chambre garnie est moins chère, quand même) comme le Ceci Madame ou le Nouveau cela (toujours acheter ces choses dans des endroits où on ne risque pas d’être reconnu, les conserver dans des lieux où personne ne pourra les voir, surtout pas des ami(e)s invité(e)s autour d’une table, de salon ou de nuit, qui pourraient ne pas vouloir que du bien à une époque où c’est tellement dur d’avoir un job ou un conjoint potable, qu’on ne peut pas rater l’occasion de piquer la place d’un(e) ami(e), et payer en cash, évidemment) un articulet vachard au possible sur l’épatante ministre du commerce extérieur, comme si le/la journaliste n’avait pas été invité(e) à la conférence de presse à Bercy, voire pire, s’il/elle n’avait pas été placé(e) au premier rang et/ou si un fonctionnaire indélicat avait demandé à voir ses papiers d’identité (oubliés at home) à l’entrée de Bercy comme à n’importe quel visiteur sans carte de presse. On ne sait pas, mais c’est sûrement très grave, peut-être encore plus que le déficit du commerce extérieur (ou la fringue genre le pull tricoté main du Père Noël est une ordure de la porte-parole), catastrophique comme d’hab’ mais un chouïa moins que l’an dernier avant corrections des variations saisonnières ou approximations politiques, si on ne regarde que le solde annuel, ou la défaite au foot contre l’Allemagne, normale comme d’hab’, et somme toute moins mauvaise pour l’emploi que les fesses rouges contre la Merkel à l’import-export en particulier, en économie théorique ou réelle en général, et même en sommets européens, maintenant. Dont acte, les internautes pas abonnés, mais rapides, habiles ou chanceux, pourront déguster la mignardise sucrée-salée : Nicole Bricq, la coach du « comex » http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/07/nicole-bricq-la-coach-du-comex_1828464_3234.html

 Le-Monde-Economie_2009

Sinon, les usual suspects twittos (genre la dame du Figaro qui écrivait des bios de Christine Lagarde, avant) on twitté pendant la conférence de presse, les blogueurs francophones assez pervers pour s’intéresser à la France de maintenant en général et à son économie « back in the future of last millenium » en particulier ont blogué en survolant le dossier de presse en ligne, et quelques fanatiques on écrit un nouveau chapitre de leur livre-testament « Requiem pour un co…mmerce extérieur qui aurait pu marcher sans une série de mal…entendus », après avoir relu leurs propres papiers de l’an dernier et de celui d’encore avant, mais comme il n’y avait pas vraiment grand chose à en dire, finalement, pas grand chose n’a été twitté, blogué ou écrit. Si on a le temps et rien de plus urgent en sirotant le café du matin un Casual Friday où le soleil brille à Paris, autant aller carrément au dossier de presse de Bercy ( http://lekiosque.finances.gouv.fr/APPCHIFFRE/Portail_default.asp ), en attendant de voir si The Economist, le FT, le Spiegel, la FAZ ou des médias économiques de pays émergents prennent leur plume sur le sujet, pour en sourire tristement, en dire deux mots froidement, ou en pleurer à chaudes larmes de crocodiles compétitifs qui s’amusaient déjà quand la France était l’enfant malade de l’Europe du commerce international, et ricanent d’avance de voir que le choix de la Grande Nation est de féodaliser en ne copiant que le pire de ce qui ne marche pas en Allemagne et de préparer, après avoir perdu la guerre mondiale (c’est une tradition, de perdre toutes les guerres quand les anglophones ne sont pas avec nous) économique, une guerre des Gaules de l’export et l’attractivité entre régions françaises (ce qui aura au moins l’avantage de ré-intéresser les médias provinciaux au commerce international, de donner du boulot à 22 fois plus de rédacteurs de rapports sur la compétitivité, et de permettre de tripatouiller « pas vu, pas pris » les statistiques consolidées au niveau national comme font les Allemands). Il y aura sûrement un poulet sur le sujet dans « Courrier International », toujours passionnant et attentif sur les sujets éco-sociétaux dont on parle tellement en français en ville et chez les « expats » français un peu partout que ça s’entend jusqu’en dehors des frontières de la francophonie. Courrier avait, l’an dernier, fait une « une » qui a donné des idées à Depardieu : « Exportons nous ! » : http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/31/francais-exportons-nous, et ils ont un vrai talent pour montrer aux Français la France, sinon, comme elle est réellement, en tout cas comme la voient les journalistes étrangers (sauf au Mali où l’ORTF locale nous a à la bonne parce qu’elle peut rediffuser ses publicités au NOrd, maintenant).

Courrier International 1027

Sinon, si on n’a pas le temps de lire les journaux ou la revue de presse, ou si on ne les reçoit pas par internet parce qu’on n’est pas assez gradé ou commercial pour avoir un BlackBerry (iPhone et iPad, c’est pour les boites de filles ou les vendeurs à domicile), ou si on préfère les papier plus « fondamentaux », on peut lire online et/ou télécharger la version gratuite de  Compétitivité.

Compétitivité

 Renaud Favier – 8 février 2013 – Page facebook Compétitivité – Groupe LinkedIn

RIP

PS : il vaut mieux en sourire. De toute façon, what else ?

bricq201302307

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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