Résolution (révolution ?) 2016 : Plus de compétitivité qu’en 2015, moins qu’en 2017 …

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Avant, du temps ou les hauts fonctionnaires politisés patrons salariés d’administrations à caractère industriel et/ou commercial et/ou de boites nationalisées depuis plus ou moins de décè(nnie)s nommés par d’autres hauts fonctionnaires politisés morts-vivants nommés ministres par d’autres etc etc etc … espéraient se faire nommer ministres pendant le premier septennat de François Hollande (et bénéficier des privilèges y afférents, y compris de über-retraite en cumul des nombreux avantages déjà acquis grâce essentiellement au diplôme de haut fonctionnaire à vie sans obligation d’aucun résultat ni même d’aucun travail pour les mieux sortis dans les plus grands corps, obtenu à 20 ans parce que les parents connaissaient les filières efficaces et/ou logeaient à proximité d’écoles élitistes et autres cours privés, aux nominations par copinage ou sur un malentendu, etc en en passant des meilleures et des pas mûres …) grâce à des rapports sur la compétitivité, l’image internationale du pays, ou autres tartes à la crème de l’économie dite « mixte » et de la politique économique d’avant l’invention de la télé couleur, on parlait un peu de compétitivité en attendant le retour des Trente Glorieuses, dans les coquetailes de Bercy et dépendances.

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« BIG » (2015) … Bang, ou Psschitt ?

Mais c’était avant la über-mode des autobus en province (on avait pensé aux taxis parisiens, à über, ou à la SNCF, mais il a semblé préférable aux fonctionnaires de Bercy d’autoriser le cabotage interprovincial en autobus made in Germany ou Sweden -pour rappel, Renault a vendu sa branche « autobus » il y a des lustres-), des startup à Paris (il y a quelques pépinières avec baby-foot et jardins de TPE infantiles en province, mais le tsunami de la startupofolie touche majoritairement le Grand-Paris -un tiers du PIB français, tout le reste est littérature pour étudiant en prépa HEC, ou exception à la règle genre un peu d’aéro autour de Toulouse parce que les cadres de Deutsche Airbus aiment bien venir se taper un cassoulet de temps à autres, quelques mutuelles d’assurance à Niort, et des ports en bord de mer, sinon, relire « Paris et le désert français » plutôt que de rêver que le BigData et le haut débit vont transformer le pays en galaxie décentralisée- et ce n’est pas le bigmachin de Xavier Niel entre la FNAC du Cours St Emilion et l’Institut de la Mode qui va changer la donne), et du numérique partout, avec pivots pour tous, #madeinFrance pour les biobos assez friqués et derniers rentiers pas en Suisse ou en Belgique, blockchain à gogo pour être social et solidaire, et financement participatif pour tous les trucs trop risqués et/ou pas assez viables (faut pas prendre les investisseurs pour des lapins crétins, quand un truc potentiellement  rentable est lancé par des entrepreneurs à peu près crédibles, les banques sérieuses et business-angels raisonnables ne vont pas mendier du crowdfunding à leur boulangère ou partager le gâteau avec le tribuable via BPIFrance ou les pompes à fric région-électorales), FrenchTech en bande organisée de diplomatie (d)économique à Las Vegas** ou Silicon Valley, toussa-touça.

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If you can’t avoid (French)Tech, enjoy (French)Tech

Maintenant, les salariés passivement optimistes des boites pas encore en pré-faillite ou en instance d’exil serrent les fesses en espérant tenir jusqu’en 2017* sans être vendus à des investisseurs étrangers ou exilés aux intentions trop immédiatement liquidatrices, tandis que les plus volontaristes se battent pour essayer de produire en France malgré le code du travail ce que leurs collègues ont réussi à vendre à l’étranger en vantant la technologie, la créativité, et la qualité française (et la mise à la retraite de Montebourg et quelques autres souriants dangers publics se croyant encore au temps de Brejnev) malgré les images du DRH d’Air France mis à oualpé, l’hibernation du patronat, et le crédit-crunch pour les boites n’ayant pas 5 ans de BFR en tréso (rémunérée à taux zéro, ce qui ne dope pas la compétitivité des dernières boites pas encore exsangues, mais c’est un autre sujet, ou pas).

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Let’s disrupt ! What else, anyway ?

Bonne année de course à la compétitivité au pays de la déconomie socialiste et solidaire de marché quand même …

RF – 4 janvier 2016

PS : n’empêche que pour atteindre 2017, il faudra déjà être sacrément (plus) compétitif (en 2016 qu’en 2015), parce que même si les Français lucides voient l’économie française comme elle est maintenant, moitié Kafka en soins palliatifs, moitié cours de maternelle et moitié cimetière des éléphants, et s’organisent pour pomper ce qu’il reste de subventions à taux zéro et de fric à crédit pour des marchés publics, la compétition internationale sera cette année plus féroce qu’en 2015, et moins impitoyable qu’en 2017, tant sur les marchés export et assimilés ouvert à la concurrence du monde entier, que pour piquer aux consomma(c)t(u)leurs français ce qu’il leur reste de bas de laine et de capacité d’endettement pour se payer de quoi se nourrir plus ou moins intelligemment, se loger plus ou moins bien, se soigner à peu près comme avant, et se consoler de la crise en se payant des paquets de trucs inutiles, de services loin d’être tous indispensables, et de machins pas durables en quantités délirantes.

*: les optimistes espèrent (encore) un « changement » en 2017

**: le CES de Las Vegas, qui se tient à la saison de la galette des rois entre les casinos et le désert, honni soit qui mal ou « Mardi-Gras » y pense, est à l’électronique grand public mondiale en général, et aux startupers mondains français en particulier, ce que la fête de la truffe de Sarlat est à la gastronomie périgourdine : il faut y aller renifler et s’y faire renifler si on veut compter dans le FrenchTech et se faire financer par du BigMoney dans le HighTech, et c’est presque gratuit d’y aller si on utilise un peu habilement les subventions des machins publics et parapublics de soutien à l’export et autres appuis d’agences de développement économique.

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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