Michel Sapin Superstar à Bercy d’un « Show-Dree » en 2016, c’est « Back to Comatta Future » !

Michel Sapin Bercy 16 février 2016 Financements Export c Renaud Favier

Michel Sapin concluant la conférence Financements Export – Bercy 16 février 2016

Les vieux de la vieille du commerce extérieur qui ont connu Branly, les PEE, la Coface, le Telex, Rastapopoulos, Entité, DREE 2000 (ça devait être autour de 1992, du premier temps de Sapin aux Finances, sous Bérégovoy), les DRCE,  le DTS, les 75 points de base sur crédit-acheteur, le report sur le Dollar à terme contre FRF, la Greuh, et l’annuaire Fancexport … qui savent lire une phrase de plus de  140 caractères avec quelques parenthèses imbriquées et une incidente par-ci, par-là (et/ou écrire une note-ministre ou PDG d’une page et demi maxi mais avec des paquets d’annexes) et qui étaient à Bercy ce matin (si, il y en avait encore quelques-uns) pour le « Show DREE » (ça s’appelle autrement, maintenant, mais c’est comme les villes de pays émergents qui changent de nom ou le Quai d’Orsay qui change de ministre, plus ça change, moins ça change, même s’il y a moins de cartes en powerpoint et si la Moldavie semble avoir définitivement retrouvé sa place) ont souri en retrouvant Michel Sapin en « deus ex machina » de la présentation annuelle, presque rituelle, des soutiens financiers à la compétitivité export comme il y a un quart de siècle, d’autant que si le gars est franchement moins glamour que Macron qui avait ouvert le bal en « vedette américaine » décontractée mais très pro, si le contexte économique et financier global et la situation de la compétitivité française en particulier (cf rapport Gallois : « les parts de marché s’effritent, la compétitivité s’effondre ») se sont passablement dégradés depuis le premier passage de Michel Sapin à Bercy, enfin si le dispositif bercyen d’appui aux entreprises à l’export n’est plus que l’ombre de lui-même entre les réductions d’effectifs et de moyens, les transferts de compétences (aux régions sur le papier, au Quai d’Orsay dans l’organigramme gouvernemental -on médit que c’est parce que Ségolène Royal n’a pas eu, et n’aura jamais, le Quai, que le commerce extérieur a été transféré aux AE, sinon il serait resté à Bercy- où le secrétaire d’état en charge du commerce extérieur est d’ailleurs rattaché au Quai d’Orsay, à Ubifrance et Invest-in-France devenus BusinessFrance en instance -comme Coface- d’absorption par BPIFrance, en pratico-pratique) … si tout ça et d’autres trucs qu’on n’a pas le temps, ni la place, d’écrire en une page de débriefing, Michel Sapin a un sens de l’humour de gardien de goulag, un look de vieux brejnevien, et une ponctualité de membre du Politburo moscovite grande époque en goguette en province ou pays satellite -l’idée qu’il pourrait vouloir vous embrasser sur la bouche comme un dignitaire soviétique suffit à pousser à l’exil fiscal en urgence-, mais il tient bien la route (pour info, le gars était chez Bourdin le matin, et en replay Youtube dés sortie du studio, et à l’Assemblée en #QAG face caméras Dailymotion dans l’après-midi, c’est pas un Mickey dont le conseiller en RP attend qu’un stagiaire de LCP rappelle, lui), lit ses éléments de langage sans enthousiasme mais avec l’efficacité du Train blindé de Lénine, et semble disposer de rédacteurs de discours de compétition -les primes de Bercy, ça aide à recruter des bons-, ce qui explique peut-être pourquoi d’autres ministres, et pas des moindres, lisent des papiers écrits par des stagiaires illettrés.

Bref, le Show DREE est mort (et les cendres de la DREE ont été dispersées), mais la « Présentation Annuelle de la Politique de Crédit » fluctuat nec mergitur, et, sur un malentendu, ça pourrait finir par aider des exportateurs, les parts de marché, la croissance, l’emploi, tout ça qui ne va pas pour le mieux en France dans le plus facile des mondes.

Le dossier de Bercy, incluant les powerpoint et le discours de Sapin (ceux de Macron, qui fait au demeurant un bon job, et Fekl, qui avait la veille tenté d’exister en annonçant le lancement d’un x-ième portail de l’export pour étudiants en stage et stagiaires en cours du soir, doivent sûrement être quelque part, mais leurs conseillers en com’ doivent être plus copains avec les blogeurs de l’Obs et les twittos du numéricosme qu’avec le service de presse de Bercy) est en ligne (pour rappel, la conf a été retransmise en direct, on peut dire ce qu’on veut des Bercyens, notamment qu’ils choisissent leurs hashtag Twitter comme s’ils voulaient être certains que personne ne les utilise, genre #BercyFinacementsExport, mais ce sont des pros, pas seulement de la finance publique, et d’ailleurs peut-être plus d’autres choses que les finances publiques, à en croire les déficits …) sur :

http://www.economie.gouv.fr/bercy-financements-export-2016

Bref-bis, bravo @ les gens de Bercy, bon boulot, même si inciter les entrepreneurs à réussir à l’international en France de maintenant, c’est un peu comme encourager les Rasta-Rockets à représenter la Jamaïque aux Jeux Olympiques d’hiver avec des fers aux pieds …

Renaud Favier – 16 février 2016

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www.France-International.fr maintenant

 

Ça bouge (un peu), du côté du commerce extérieur.

Le secrétariat d’état au commerce extérieur lance (encore) un portail de l’export d’information dédié aux soutiens publics aux PME souhaitant exporter :

http://www.france-international.fr/international-evidemment

La diplomatie économique, c’est aussi en France.

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/actualites-liees-a-la-diplomatie-economique-et-au-commerce-exterieur/2016/article/commerce-exterieur-diplomatie-economique-matthias-fekl-lance-le-portail-france

On n’est pas obligé de croire que ça va marcher pour espérer que si ça ce sert pas à grand chose, ça ne coûtera pas beaucoup plus cher qu’avant, ça clarifiera un brin les choses pour les usagers du service public et autres candidats à l’export manquant d’expérience et de réseau, et ça sera bon pour le moral de quelques entrepreneurs, voire pour la compétitivité du tissu de PME et StartUp à potentiel à l’international.

Sinon, le Moci lance « Mocity » l’application « des professionnels connectés à l’international »  : http://www.lemoci.com/mocity/

Mocity, personne ne sait si ça sera fondamental pour la balance commerciale, mais c’est vraiment nouveau.

Renaud Favier – 15 février 2016

 

 

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Hors énergie, malgré la baisse de l’Euro, le déficit commercial s’est creusé d’encore 11,5% en 2015

Deficit Commercial France

Source : Challenges / Bercy Douanes / Bercy DGTrésor

On aimerait se réjouir de la lente, mais incontestable, amélioration du solde commercial de la France …

Hélas, trois fois hélas, les indéniables talents linguistiques, oratoires et politiques du jeune secrétaire d’état au commerce extérieur Matthias Fekl ne changent rien à l’affaire, le solde hors énergie s’est dégradé de plus de 50% depuis 2012, et n’a cessé de plonger depuis 2013.

Le dollar fort a beau, sur le papier, doper la compétitivité internationale des exportateurs français dont les coûts de revient ne sont pas majoritairement en dollar (lire ceux qui n’assemblent pas en France des composants électroniques américains fabriqués en Asie, des pièces automobiles importées de zone dollar, ou des avions dont beaucoup d’équipementiers se sont depuis longtemps envolés de la zone Euro, qui allant chercher un peu d’oxygène au Maroc, qui suivant ses clients en Asie, qui s’installant aux USA ou au Mexique pour se rapprocher des avionneurs nord et sud américains) et dont les marchés et les concurrents ne sont pas principalement en Euroland, et la faiblesse du cours des hydrocarbures a beau, dans les faits, réduire (la facture énergétique de la France, mais cela n’a guère d’influence que sur l’accroissement de la dette extérieure, pas sur l’économie réelle) les coûts des exportateurs français dont les prix de revient sont sensibles aux prix de l’énergie et des matières premières, y compris le crédit, dont les prix et ceux du pétrole sont corrélés, le déficit commercial « réel », hors énergie, de la France s’est creusé de 11,5% en 2015, après avoir déjà explosé de près de 50% en 2014, tout le reste est littérature, éléments de langage, et/ou écran de fumée potemkine devant la réalité d’une économie productive dévastée par les mêmes causes que depuis 3 ou 4 décennies, auxquelles s’ajoutent sur la période récente les effets de la croyance à tous les niveaux de décision publique qu’il suffit de créer un salon du made in France pour voir grimper comme un chêne en rut un patriotisme économique goulu de dentelle de Calais ou de salaisons bretonnes ou corses, de décréter la République Numérique, et de planter un peu partout des incubateurs à crédit d’impôt, accélérateurs subventionnés, et ambassades du FrenchTech pour que les StartUp tricolores croissent et multiplient les emplois en France sur les cendres des PME en faillite, ETI en « internationalisation » (lire en fuite à l’étranger comme l’ont fait les CAC40 pas encore morts ou rachetés par des investisseurs exotiques), et grands groupes en perdition (rien que fin 2015, requiem pour Alcatel avalé par Nokia, pour Lafarge marié contraint et forcé à Holcim, et pour une moitié d’Alstom digéré par GE, tandis que Renault et Areva ont tout juste maintenu leur tête hors d’atteinte des appétits japonais et que les banques serrent les fesses) comme si tous les pays concurrents ou potentiellement concurrents de la France, y compris certains pays jadis « émergents », ne menaient pas la même stratégie avec des avantages comparatifs parfois considérables, un engagement pour la compétitivité souvent moins tartuffe, des acteurs publics et parapublics nationaux et territoriaux généralement plus efficients, et des marges de manoeuvres pas obérées par une dette qui dépasse maintenant 100% du PIB (sans compter le hors-bilan) national au bras d’une régionalisation  hasardeuse du soutien à l’économie en général et au commerce extérieur en particulier.

Bref, le secrétaire d’état au commerce extérieur a beau être germanophone et administrativement compétent pour le tourisme, le Tafta et l’attraction d’investisseurs étrangers, son ministère a beau avoir été intégré dans une grande diplomatie économique permettant force économies d’échelles et gains de productivité d’après les consultants, et les « machins » du commerce extérieur genre BusinessFrance, chambres de commerce et autres bidules régionaux ou parisiens ont beau avoir signé leur n-ième pacte d’entente cordiale, non-agression et compétitivité des PME en chantant, les chiffres ne mentent pas, hélas.

23,2 milliards de déficit, c’est 11,5% de plus que les déjà abyssaux 20,8 milliards de 2014, qui eux-même représentaient une dégradation de rien moins que 50% de chute par rapport aux presque encourageants (sans faire de politique, on ne peut que constater que la nette amélioration du solde hors énergie a été brutalement interrompue à partir de fin 2012) 13 milliards de 2013, année de l’inversion de tendance jusqu’alors favorable et de la mise en oeuvre de la particulièrement  têtedoeufienne stratégie de compétitivité de l’inoubliable sénatrice parachutée à Bercy sur un malentendu, Nicole Bricq (http://renaudfavier.com/2014/02/05/bricq-nicole-bricq-oss-117-de-bercy-au-service-secret-de-limage-de-la-france-dans-le-monde-des-twittos/), suivie de peu du très médiatique lancement à/par Bercy d’un groupe de travail  théodule (aussi vite enterré que le rapport sur la compétitivité de l’ancien patron d’Airbus, Louis Gallois) sur le renouveau de la « Marque France » en 2014 (http://renaudfavier.com/2013/11/25/la-marque-france-fantasmee-a-bercy-sur-un-gros-malentendu-ca-pourrait-marcher/), et de la nomination concomitante de la très politique Muriel Pénicaud à la tête d’un Ubifrance fusionné avec Invest in France, lesté d’un bout de Coface, et branché sur BPIFrance pour former BusinessFrance, sous tutelle du Quai d’Orsay (https://madeinfrance2012.wordpress.com/2014/04/04/donc-le-commerce-exterieur-quitte-son-paquebot-dattache-historique-de-bercy-pour-sancrer-au-quai-dorsay/).

Bref, ça ne va pas (vers le) mieux.

RF – 9 février 2016

Compléments

Article technique de Challenges écrit (lui) avec des phrases de moins de 30 lignes, des sous-entendus de moins de 20kg, et un sang-froid de journaliste n’ayant jamais espéré pouvoir interrompre les sabordages http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160205.CHA4787/le-deficit-commercial-de-la-france-se-reduit-grace-au-petrole.html

Article limpide de La Tribune http://www.latribune.fr/economie/france/commerce-exterieur-la-france-a-t-elle-rate-le-coche-549011.html

Article inquiet de l’Usine Nouvelle http://www.usinenouvelle.com/editorial/pourquoi-les-chiffres-du-commerce-exterieur-ne-sont-pas-si-rassurants-pour-l-industrie.N378185

Le dossier officiel (Quai d’Orsay / Bercy) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/soutenir-les-entreprises-francaises-a-l-etranger/resultats-du-commerce-exterieur/article/la-france-dans-les-echanges-internationaux-presentation-des-chiffres-2015-du

 

 

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Un bouquin « à la Porter » sur la #compétitivité par un prof à l’Essec, ça se lit

Point n’est besoin d’avoir fait Harvard pour comprendre qu’il vaut mieux être plus compétitif que ses concurrents, ni pour analyser comment y parvenir durablement, mais enseigner dans une grande business school ne peut pas nuire à la qualité de la réflexion.

Cf Jérôme Barthélemy : http://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-la-compétitivité-des-entreprises-autant-dun-pays-barthélemy?trk=hp-feed-article-title-hpm

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« Direct » de #Davos : le « modèle » suisse (aussi) en danger ?

Switzerland China

Chinese Prime Minister Li Keqiang poses together with the Swiss yodel group  »Saengerrunde Zurich » in Embrach, Switzerland, Friday, May 24, 2013. Li Keqiang is on an official visit to Switzerland until Saturday. (AP Photo/Keystone,Walter Bieri )

Même le modèle helvétique n’est plus au-dessus de tout soupçon de risque dans le monde réel de maintenant, mais la Suisse semble s’adapter beaucoup plus efficacement, pragmatiquement, voire intelligemment que d’autres (honni qui « ses voisins francophones » y pense) aux changements  … cf la session ad-hoc au Forum de Davis, en ligne sur  http://www.weforum.org/events/world-economic-forum-annual-meeting-2016/sessions/is-the-swiss-model-under-threat

Renaud Favier – 22 janvier 2016

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Résolution (révolution ?) 2016 : Plus de compétitivité qu’en 2015, moins qu’en 2017 …

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Avant, du temps ou les hauts fonctionnaires politisés patrons salariés d’administrations à caractère industriel et/ou commercial et/ou de boites nationalisées depuis plus ou moins de décè(nnie)s nommés par d’autres hauts fonctionnaires politisés morts-vivants nommés ministres par d’autres etc etc etc … espéraient se faire nommer ministres pendant le premier septennat de François Hollande (et bénéficier des privilèges y afférents, y compris de über-retraite en cumul des nombreux avantages déjà acquis grâce essentiellement au diplôme de haut fonctionnaire à vie sans obligation d’aucun résultat ni même d’aucun travail pour les mieux sortis dans les plus grands corps, obtenu à 20 ans parce que les parents connaissaient les filières efficaces et/ou logeaient à proximité d’écoles élitistes et autres cours privés, aux nominations par copinage ou sur un malentendu, etc en en passant des meilleures et des pas mûres …) grâce à des rapports sur la compétitivité, l’image internationale du pays, ou autres tartes à la crème de l’économie dite « mixte » et de la politique économique d’avant l’invention de la télé couleur, on parlait un peu de compétitivité en attendant le retour des Trente Glorieuses, dans les coquetailes de Bercy et dépendances.

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« BIG » (2015) … Bang, ou Psschitt ?

Mais c’était avant la über-mode des autobus en province (on avait pensé aux taxis parisiens, à über, ou à la SNCF, mais il a semblé préférable aux fonctionnaires de Bercy d’autoriser le cabotage interprovincial en autobus made in Germany ou Sweden -pour rappel, Renault a vendu sa branche « autobus » il y a des lustres-), des startup à Paris (il y a quelques pépinières avec baby-foot et jardins de TPE infantiles en province, mais le tsunami de la startupofolie touche majoritairement le Grand-Paris -un tiers du PIB français, tout le reste est littérature pour étudiant en prépa HEC, ou exception à la règle genre un peu d’aéro autour de Toulouse parce que les cadres de Deutsche Airbus aiment bien venir se taper un cassoulet de temps à autres, quelques mutuelles d’assurance à Niort, et des ports en bord de mer, sinon, relire « Paris et le désert français » plutôt que de rêver que le BigData et le haut débit vont transformer le pays en galaxie décentralisée- et ce n’est pas le bigmachin de Xavier Niel entre la FNAC du Cours St Emilion et l’Institut de la Mode qui va changer la donne), et du numérique partout, avec pivots pour tous, #madeinFrance pour les biobos assez friqués et derniers rentiers pas en Suisse ou en Belgique, blockchain à gogo pour être social et solidaire, et financement participatif pour tous les trucs trop risqués et/ou pas assez viables (faut pas prendre les investisseurs pour des lapins crétins, quand un truc potentiellement  rentable est lancé par des entrepreneurs à peu près crédibles, les banques sérieuses et business-angels raisonnables ne vont pas mendier du crowdfunding à leur boulangère ou partager le gâteau avec le tribuable via BPIFrance ou les pompes à fric région-électorales), FrenchTech en bande organisée de diplomatie (d)économique à Las Vegas** ou Silicon Valley, toussa-touça.

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If you can’t avoid (French)Tech, enjoy (French)Tech

Maintenant, les salariés passivement optimistes des boites pas encore en pré-faillite ou en instance d’exil serrent les fesses en espérant tenir jusqu’en 2017* sans être vendus à des investisseurs étrangers ou exilés aux intentions trop immédiatement liquidatrices, tandis que les plus volontaristes se battent pour essayer de produire en France malgré le code du travail ce que leurs collègues ont réussi à vendre à l’étranger en vantant la technologie, la créativité, et la qualité française (et la mise à la retraite de Montebourg et quelques autres souriants dangers publics se croyant encore au temps de Brejnev) malgré les images du DRH d’Air France mis à oualpé, l’hibernation du patronat, et le crédit-crunch pour les boites n’ayant pas 5 ans de BFR en tréso (rémunérée à taux zéro, ce qui ne dope pas la compétitivité des dernières boites pas encore exsangues, mais c’est un autre sujet, ou pas).

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Let’s disrupt ! What else, anyway ?

Bonne année de course à la compétitivité au pays de la déconomie socialiste et solidaire de marché quand même …

RF – 4 janvier 2016

PS : n’empêche que pour atteindre 2017, il faudra déjà être sacrément (plus) compétitif (en 2016 qu’en 2015), parce que même si les Français lucides voient l’économie française comme elle est maintenant, moitié Kafka en soins palliatifs, moitié cours de maternelle et moitié cimetière des éléphants, et s’organisent pour pomper ce qu’il reste de subventions à taux zéro et de fric à crédit pour des marchés publics, la compétition internationale sera cette année plus féroce qu’en 2015, et moins impitoyable qu’en 2017, tant sur les marchés export et assimilés ouvert à la concurrence du monde entier, que pour piquer aux consomma(c)t(u)leurs français ce qu’il leur reste de bas de laine et de capacité d’endettement pour se payer de quoi se nourrir plus ou moins intelligemment, se loger plus ou moins bien, se soigner à peu près comme avant, et se consoler de la crise en se payant des paquets de trucs inutiles, de services loin d’être tous indispensables, et de machins pas durables en quantités délirantes.

*: les optimistes espèrent (encore) un « changement » en 2017

**: le CES de Las Vegas, qui se tient à la saison de la galette des rois entre les casinos et le désert, honni soit qui mal ou « Mardi-Gras » y pense, est à l’électronique grand public mondiale en général, et aux startupers mondains français en particulier, ce que la fête de la truffe de Sarlat est à la gastronomie périgourdine : il faut y aller renifler et s’y faire renifler si on veut compter dans le FrenchTech et se faire financer par du BigMoney dans le HighTech, et c’est presque gratuit d’y aller si on utilise un peu habilement les subventions des machins publics et parapublics de soutien à l’export et autres appuis d’agences de développement économique.

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Et (encore) trois CAC40 de chute en 2015 …

En 2015, la France a perdu 3 CAC40 au soir du 28 décembre, en espérant que rien d’autre n’arrivera au chapitre des Bérézina pendant les 3 derniers jours de l’année : ce qu’il restait d’Alstom (rappelons que la CGE, devenue Alcatel-Alsthom, rivalisait avec Siemens et autres géants mondiaux avant les 30 calamit(terrand)euses) passé, pour l’essentiel, à General Electric ; les restes d’Alcatel repris par Nokia après 9 exercices déficitaires sur les 10 dernières années dans un secteur pourtant ultra-porteur ; et Lafarge, qui a élégamment tiré sa révérence en épousant le Suisse Holcim.

Triste record annuel (à battre ? à abattre pour abréger les souffrances ?) pour le pays de l’économie mixte co-administrée par les fonctionnaires pas encore pantouflards dans les banques et des syndicalistes préférant arracher les chemises que les mouiller, des grands groupes allant plus ou moins volontairement chercher la croissance durable, un actionnariat moins soviétique, et une fiscalité raisonnable à l’étranger, et des investisseurs qui préfèrent la vieille pierre parisienne à la construction d’empires modernes, et dont la compétitivité est jour après jour démont(r)ée par l’absence structurelle, à croire que c’est voulu, de croissance des PME pas encore en faillite et/ou liquidées pour éviter la fiscalité sur les transmissions, la surmortalité infantile des StartUp coûteusement biberonnées (et/ou leur exil dés les subventions avalées, ce qui revient au même pour la prospérité et l’emploi en France), et le coulage plus ou moins accéléré des derniers gros fleurons genre Renault (en salle d’attente pour le Japon), Air France (qui sera soit rattrapée par les bretelles par BPIFrance, soit avalée par KLM en duo avec une des nouvelles compagnies de Dubai ou du Qatar), ou SNCM (no comment, d’autant que la boite est déjà morte depuis un moment, que son ex navire amiral le Napoleon Bonaparte a été vendu en catimini pour la ferraille après son tragi-comique naufrage à quai dans le port de Marseille, et qu’on n’a pas le droit de dire qu’il est contreproductif, voire pervers de verser des tombereau de pognon pompé aux tribuables productifs dans les tonneaux des danaïdes corses en particulier et ultramarins en général).

Un topo du Monde, Pravda aux mains d’amis du Pouvoir (les « BNP », Bergé, milliardaire rose de toujours ; Niel, surfeur internet proche du PS autant par intérêt que par idéologie post-68arde ; Pigasse, vieux faux jeune affairiste salarié de la banque Lazard sympathisant et financier du PS, également co-propriétaires en bande organisée de Télérama et de Libé, entre autres organes de presse communautariste parisienne subventionnée vendue par abonnement aux fonctionnaires, par facilité aux étudiants de ScPo et autres écoles de business, et par habitude ou complaisance en province) peu suspecte de surestimer l’ampleur du naufrage de l’économie en particulier et de la France de maintenant en général http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/25/l-annee-ou-trois-groupes-du-cac-40-ont-ete-vendus-a-des-etrangers_4838004_3234.html

Frenchonomics

RF – 28 décembre 2015

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C’est la saison de mettre à jour son CV

Tout le monde a créé son profil LinkedIn (Viadéo, ça ne peut pas faire de mal) un jour de pluie option RTT ou en séminaire de team-building, beaucoup pensent de temps en temps à le mettre un peu à jour (voire à le pipeauter plus ou moins gravement sous l’influence d’un consultant RH ou d’autres stupéfiants), et il commence à y avoir des générations Y ou Z qui postent leur CV en vidéo sur Youtube ou sur des plateformes plus ésotériques (les bons codeurs et geeks capables de bosser en équipe n’ont pas besoin de se compliquer la vie avec ça, il leur suffit de s’inscrire sur un site de rencontres entre créateurs de #StartUp et compétences internet indispensables pour avoir une chance d’arriver à mettre en route un site à peu près opérationnel, raisonnablement user-friendly, et un tant soit peu sécurisé), mais vous, personnellement, vous embaucheriez la personne qui se cache derrière votre profil ?

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RF – 18/12/2015

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Labourage et pâturage (et industrie automobile ?) seront-ils encore longtemps les mamelles de la #Compétitivité de la France ?

Avant, on considérait les exportations agricoles et agro-alimentaires (ainsi qu’automobiles) comme d’indestructibles, voire éternels trésors de la France.

Mais c’était avant (qu’on n’ait plus comme seule planche de salut sérieuse Airbus, que l’Allemagne domine de plus en plus, et comme seul miroir aux alouettes le numérique, étant rappelé qu’on a sabordé Bull et Alcatel, raté le virage internet après les balbutiements réussis du minitel, et que la croissance des startup en France est aussi mal barrée que celle des PME).

C’était quand la guerre de 100 ans empêchait les paysans de travailler (voire de simplement survivre) sans les transformer en fonctionnaires tristes, quand le phylloxéra dévastait deux millénaires (si, ça s’écrit comme ça) de patient travail sans terrasser l’intelligence et le courage des vignerons et des scientifiques les aidant en lisant Kipling, et quand les éleveurs étaient soutenus tant par leurs clients que par leurs ministères pour résister tant aux folies des (h)uns qu’aux normes barbares des autres (Saint Tafta, priez pour l’agriculture raisonnable …) sans transformer leurs élevages en camps d’extermination.

Maintenant,  ça pourrait devenir (aussi) compliqué (que dans l’industrie en général et l’automobile en particulier).

Un bon exemple de perte de maîtrise de son destin et de fuite de siècles de labeur et savoirs vaut autant qu’un long rapport jamais lu comme tous ceux qui encombrent les cartons à chaque remaniement ministériel et saturent les ordinateurs de la BNF …

Regardons les tracteurs, dont il ne reste en France qu’une usine Massey-Ferguson (du temps où les USA considéraient encore raisonnable d’investir en France pour y produire des biens industriels destinés aux marchés français, post-coloniaux et proches  voisins, c’était avant, Montebourg/Titan n’ayant servi que de révélateur), les restes de l’ancienne branche agricole de Renault maintenant contrôlés par une boite allemande (c’est comme pour les camions et autobus vendus pour financer les bonus, les pertes et/ou le parti des fonctionnaires financiers ayant au mieux réussi à chiper le business de l’Espace à Matra et à opportunément rapter Nissan et Logan à crédit gratuit, au plus tristement classique dans l’industrie française administrée ou pas raté l’internationalisation aussi lamentablement que la montée en gamme ou l’hybride et laissé la Régie s’engourdir en attendant une OPA rampante « à la Alcatel-Alsthom ou Lafarge » ou pire un dépecage plus ou moins volontaire « à la Péchiney ou Usinor-Sacilor »).

Requiem pour le tracteur français (honni qui « et c’est pareil pour les cuves à vin, et on roule à tombeau ouvert vers la même chose pour les bagnoles ,entre autres » y pense) http://www.terre-net.fr/materiel-agricole/tracteur-quad/article/la-france-3eme-pays-producteur-de-machines-agricoles-en-europe-207-99691.html 

RF – 15 décembre 2015

PS : quand les bêtes à concours administratifs parisiennes irresponsables jouent aux petites voitures (ou à n’importe quel jeu sérieux  pour adultes pas trop gamins attardés) avec l’argent des nôtres comme leurs aînés du Crédit Lyonnais grande époque, ça peut faire sourire les construct(u)eurs étrangers et le(ur)s financiers et actionnaires globaux, mais ce n’est pas drôle pour la France, son passé et son avenir …

Sandouville:Macron and Ghosn inaugurate a new production plan

Crédit : Les Echos

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Et encore un rapport sur la compétitivité qui sera jeté directement à la poubelle

 

Et maintenant, 100 pages de rapport sur le déficit commercial qu’un élève de 1ère année de ScPo ou HEC aurait pu « écrire » en copiant-collant quelques graphiques des douanes au milieu de bouts de discours de secrétaires d’état au commerce extérieur … le logo France Diplomatie en bas du pdf (mis en ligne rapidement après la remise du rapport à un quarteron de parlementaires ayant manifesté un intérêt pour les questions de compétitivité internationale, c’est à noter en des temps d’état d’urgence où la parano règne et de négociations TAFTA dont aucun citoyen télésect-électeur pas tribuable mais presque, moins encore le sous-ministre français intérimaire provisoirement en charge du dossier piloté à Bruxelles, ex-fan de DSK et poulain de Cahuzac devenu hollandais, successeur du fiscalement phobique Thomas Thevenoud, un dénommé Matthias Fekl ayant son « fief » de politicien professionnel dans le Sud Ouest, ne peut obtenir le moindre debriefing, même en anglais ou allemand) est le seul résultat concret du transfert de « compétence » de Bercy au ministère des affaires étranges.

Fekl et Cahuzac source SudOuest  septembre 2014

« Toi aussi tu t’occupes d’international ? » – Crédit photo : SudOuest

Pour les fans du (faux) jeune (secrétaire d’état) socialiste Matthias Fekl (ou les étudiants et retraités qui s’intéressent encore à la déconomie de la France en général, et à la Bérézina de la compétitivité des résidus de feu son industrie et au naufrage de son commerce extérieur de biens et services sinon produits en France par des entreprises d’obédience française, au moins assemblés en France dans des sites vendus à des investisseurs prédateurs opportunistes et autres exemplaires exilés plus ou moins fiscaux (comment leur en vouloir, à ces pragmatiques, il est à peu près impossible d’entreprendre maintenant dans ce pays au-delà de la phase initiale de pompage de subventions, et tout à fait stupide d’y gagner de l’argent qui sera surpompé en impôts et taxes dont les produits sont généralement gaspillés ou détournés) en particulier, le rapport est consultable en ligne et/ou téléchargeable sur le site du Quai d’Orsay : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/actualites-liees-a-la-diplomatie-economique-et-au-commerce-exterieur/2015/article/diplomatie-economique-presentation-par-matthias-fekl-du-rapport-2015-sur-la

RF – 14 décembre 2015

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